Véritable rituel chez nous, sauf par mauvais temps, que d’aller faire le tour d’un vide grenier le dimanche après midi. Chez nous, tout le monde n’y va pas. La famille se divise en deux clans : les casaniers, qui sont Elisa et son papa (bien mieux a la maison que d’arpenter des rues blindées de badauds sous un soleil de plombs), et ceux qui aiment sortir, soit mon fils et moi.

Nous partons en général après la sieste, soit vers 15h. Avant, j’ai pris soin de relire le calendrier des vides greniers de ma région (le site se trouve dans mes favoris), et de vérifier l’itinéraire pour nous rendre dans le village en question. Nous sommes équipés : chapeaux, lunettes de soleil, poussette et un panier. Pourtant, Il nous manque encore quelque chose : nous montons dans la voiture et nous arrêtons devant un guichet automatique pour prendre quelques billets.  Mon fils de 2ans et 4 mois précisément (car ça fait 8 mois que je dis qu’il a 2ans) est impatient. Il sait maintenant ou on va !

Quelques km plus tard, nous arrivons dans le village en fête. C’est en général très bien indiqué. On vois les ballons et drapeaux de loin (en général le jour du vide grenier et aussi celui de la fête foraine). Tant mieux, il y aura sûrement un manège. On se gare tant bien que mal, et nous voilà partis pour une bonne partie de l’après midi.

Je suis égoïste, je commence par mon plaisir (soit découverte du vide grenier avant manèges et goûter) . Il y a de tout dans un vide grenier : la maman d’enfants de 5/6 ans qui se décide enfin a vendre ses articles de puériculture, les enfants d’une dizaine d’années qui bradent leur jouets boudés, le club des retraités exposant ses napperons fraîchement brodés. Il y en a de plus professionnels, comme a chaque fois : le gentil sénégalais et ses djumbés, l’antiquaire et son étalage de meubles chers, le collectionneur de billets et carte postale d’horizons divers, le vendeur de Cd qui nous fait partager un petit air…Enfin, il y a surtout les gens du village, installés devant chez eux, et  qui exposent toutes les choses devenue trop embarrassantes pour eux.

En général, avec Gaby, nous achetons à chaque fois. Sur les brocantes, je trouve toujours pour ma puce un  habits de bébé en bon état. On trouve des choses très jolies, qui n’ont été que très peu portées, et qui sont plus que bradées. C’est le système D . Pour Gabriel, c’est plus compliqué : à l’age ou l’on joue dehors, les vêtements sont usés. Je compense par un petit jouet.  Moi aussi, je me fait souvent plaisir : un cadre a accrocher, un tabouret, un bougeoir doré…

La tour du vide grenier est terminé. On a bien marché. Nous prendrons une gaufre et un coca a la buvette, avant de passer a la partie qui fait plaisir à mon bébé. Ma tactique est bien rodée. L’étape manège en dernier me permet d’avoir la paix (c’est pas très catholique, mais c’est vrai que cette carotte le fait marcher durant la première moitié). Gaby a son ticket après, et seulement après, m’avoir juré de ne pas pleurer une fois le tour terminé. Gabriel se régale. Maman s’impatiente, et en maman indigne, espère secrètement que sa progéniture n’attrapera pas le pompon. Ouf, le mange ralenti .Je me crois sauvée.  Rappelles toi ma belle, tu as aussi promis qu’on pêcherait les canards. Il n’a pas oublié. Nous y allons, il a son jouet. Chacun de nous a eu ce qu’il était venu chercher. .

Avant de repartir, nous appelons papa, pour lui faire part de ce qui aurait pu l’intéresser. Nous avons aperçu une meuleuse, une perceuse, du carrelage… papa nous fait souvent retourner au lieu ou l’objet est exposé. Parfois après description téléphonique nous repartons avec, parfois papa nous dit de laisser tomber.

Nous retournons vers la voiture les bras chargés. Gaby est exténué. Nous avons passé une bonne journée.

Quand ce sera la saison je vous raconterai le rituel du dimanche matin de printemps (le marché), celui du dimanche après midi d’été (plage et bouée dans l’Océan), et le rituel du dimanche matin d’hiver (piscine a 30 degrés) .Ben oui, pour Gaby et sa maman, le dimanche en tête a tête autour d’une activité ritualisée, c’est sacré !