Je me souviens de ce défi si particulier, il fallait t’écrire une lettre à l’occasion de ton mariage.

Je me suis dit : je viens la lire souvent, je ne commente jamais. De quel droit pourrais-je lui écrire moi qui ne lui ai jamais écrit ?

Et pourtant, l’idée était belle.

Alors je l’ai écrite cette lettre, et je ne l’ai pas envoyée.

Je marche toujours sur la pointe des pieds, par peur de déranger.

Mais parfois, c’est idiot.

Je crois que quand on a de l’amour pour quelqu’un, il faut le lui dire.

Mea culpa.

Je répare mon erreur.

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Chère Valérie

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A te lire, je sais que la recette du bonheur, tu n’as pas besoin que je te l’enseigne.

Tes mots sur cette drôle de toile me le disent.

Tu sais ce que c’est que le bonheur, comme tous ceux qui ont touché de près ou de loin au malheur. Comment mesurer le bonheur autrement qu’à l’aulne de ce qui blesse, de ce qui manque ?

Tes mots mélangés, mosaïques de toi, mosaïques de tes lecteurs.

Tu vas te marier et tu sais déjà que le mariage est comme la vie, comme ta vie, comme nos vies, un mesclun d’émotions contradictoires et puissantes.

De ma vie, j’ai appris une chose. La seule vie qui soit, c’est une vie d’amour. Lorsque je désespère, je me raccroche à cette merveilleuse certitude. Une vie sans amour est une non vie. Aimer, sans espoir de retour, sans autre but que d’aimer, tout simplement.

Ne pas se laisser décourager par ceux qui ont laissé leur cœur au vestiaire, les aimer malgré tout même s’ils ne sont pas toujours capables de rendre cet amour, même si c’est blessant, même si c’est ingrat. Le temps est souvent cruel, il passe si vite, mais le temps d’amour est un temps plein, riche, le temps n’est pas perdu dès lors qu’il a été amour.

Et je suis sûre d’une chose, à te lire, c’est que le temps que tu donnes est du temps d’amour.

La recette du bonheur, tu la connais déjà.

Lorsque tu partages tes mots avec tes lecteurs, ton lait à la bouche de tes petits, tes gestes de tendresse, tes sourires, ton amour et ton amitié…

C’est tout cela que je lis en toi.

Entre les lignes de Val à Valérie, l’amour se dessine, et s’imprime.

Merci infiniment pour le partage.

Et vive la mariée !

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Tiphaine

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