Ce matin, très tôt, j'étais encore couchée et mon esprit a pu vagabonder librement. J'ai alors réfléchi à ce qui me ferait vraiment plaisir -mis à part de guérir, bien entendu- pour cette année 2013.
Et j'ai trouvé. Tout naturellement. Ça devait être enfoui en moi, pour que ça me vienne si vite à l'esprit.

Je voudrais un(e) confident(e). A l'ancienne. Cela me manque terriblement. En fait... c'est comme si, carrément, il me manquait une partie de moi, à l'intérieur, depuis que plus personne ne tient ce rôle pour moi. Une place vacante... dans un cœur, c'est terrible. Un trou...

Je voudrais un(e) confident(e). Qui aimerait comme moi écrire, s'écrire. Qui me confierait sa vie et réciproquement. Par courriers, courriels. Par écrit, toujours.

C'est peut-être pour cela que j'ai repris le blog. A cause du manque que ça laisse en moi, cette absence de confident(e). Mais le blog ce n'est pas pareil. Il est ouvert aux quatre vents. Et en ouvrir un autre... eh bien... je dois confier que tous les autres blogs que j'ai ouverts ont été fermés à chaque fois dans des conditions... je dirais... douloureuses. Je n'ouvrirai plus d'autres blogs.

Je voudrais juste un(e) correspondant(e) confident(e). Que j'écouterais (lirais) et réciproquement.
Je ne trouve pas la même joie dans un journal intime. Pas du tout le même bonheur que dans ces échanges, que dans ce partage écrit.
Cela me manque.

Je me suis prise à imaginer un(e) confident(e). Il/ elle pourrait vivre dans ma rue. On se dirait à peine bonjour en se croisant, mais chaque matin en revenant de l'école je déposerais une lettre manuscrite dans sa boite.
Ou alors, il vivrait au contraire à l'autre bout de la terre et j'attendrais ses courriels auxquels je répondrais frénétiquement.

Cela me manque infiniment. Cela doit faire partie de ma personnalité, de ce que je suis profondément, le fait d'avoir/ de vouloir un(e) confident(e).

Je devrais peut-être ouvrir un site que je nommerais « adopte un confident point com », mais sûr qu'il ne serait pas élu meilleur site de l'année. Le marché de l'amour marche bien mieux que celui des confidents épistolaires, j'en ai bien peur.

Je ne manque pas d'amis. Certains viennent, appelent, envoient des mails... mais ... ce n'est pas pareil.

Je pense que je suis née trop tard. Je suis d'un autre siècle. Pour certaines choses.
(Quoique... si j'étais née il y a 100 ans pour sûr je serais illettrée, et puis internée pour mon anxiété, non?).

J'ai un besoin quasi viscéral d'avoir une relation de confidences écrites. Oui. Complétement.
J'ai bon espoir pour cette nouvelle année.
Sans doute parce que je suis une rêveuse, parce que je ne cesserai jamais de chercher... celui ou celle qui restera, que je garderai. Longtemps.

Peut-être ne le/la trouverai-je qu'à 70 ans, peut-être qu'un jour l'un de mes enfants sera mon correspondant de choix. J'aimerais...
C'est l'une des quêtes de ma vie. L'un de mes Graal.

J'aimerais, cette année, revivre encore une fois cette joie, ce bonheur, de pouvoir partager et croiser deux vies par écrit. Il me faudrait quelqu'un comme moi, mais aussi différent. Enfin, je ne sais pas, c'est si étrange cette alchimie. Il faudrait juste quelqu'un qui accepte ma part d'ombre, mes silences, et je ferais des efforts pour le prendre comme il/elle est, moi aussi.

Même s'il faudra tout recommencer à zéro...
J'aimerais.