Dans mes dernières lectures, je suis passée, sans transition, de la première guerre mondiale dans les tranchées françaises, à la seconde en Tchécoslovaquie.

Et cela (et d'autres choses plus actuelles et proches)  m'interroge sur la soi disant fragilité et/ou force de chacun.
C'est si subjectif. Et cela dépend tellement de ce que l'on vit.
Il est si facile d'être « fort » quand on va bien.
La vraie force, il me semble que l'on ne la constate que dans des situations graves.
Et quelqu'un de « fragile » en apparence peut se montrer très fort quand il le faut.
Tout dépend du contexte.

Je pensais à cela parce qu'il y a deux jours, Manu m'a dit qu'à son avis, si j'avais épousé un homme tyrannique, méchant, autoritaire, il m'aurait dévorée.
Il me croit « faible », donc. Fragile. Docile.
Pourtant moi je ne sais pas comment j'aurais été dans des existences autres que celle que j'ai choisie ou qui s'est imposée à moi. Qui le sait?

Bien sûr, je me sens faible, avec toutes ces angoisses. Évidement. Et vulnérable, aussi. Tant de choses me semblent dangereuses, à éviter...
Et, en même temps, il y a cinq mois je pensais : « Il ne faudra pas que ça dure comme ça des semaines, autrement je ne tiendrais pas ». Cela fait cinq mois. Avec des améliorations bien sûr mais pas toujours. Et je tiens.
Suis-je si faible, alors?

Tout cela est si subjectif. Il est si facile de se sentir fort quand tout va bien...