Depuis plusieurs semaines, nous mangeons les œufs de nos propres poules.
Depuis plusieurs jours, nos cerises et nos fraises.
Depuis ce midi les radis de notre jardin. Et ce soir, la première salade.

Plus tard ce seront les tomates, haricots, betteraves, choux, poivrons, pommes de terre, carottes.

Bientôt... nos poulets. Élevés, ici, chez nous et en plein air.

On se procure le bœuf, le beurre et la crème à la ferme.
Je commande ma farine à un moulin. Qui me la livre par colis de 15kg. Pour faire mon pain. Les gâteaux. Tout le reste.

Je fais les petits pots de Charles. Ses compotes.
Les pommes ? On les cueille nous-même dans une exploitation. Prix imbattable.

Les produits ménagers ? Par des amies qui reçoivent pour des réunions.
Les couches ? Ventes privées.

Les produits de soin, cosmétiques, savons, barrettes, décoration, vaisselle, ustensiles, jeu vidéo... je troque au possible.

Nous songeons à acheter -à plusieurs- un cochon. Si, si.

Que reste-t-il ?
Des broutilles.
Du café, dentifrice, papier wc. Peu. De moins en moins à vrai dire.

Je vois les publicités qui disent que qui est le moins cher c'est moi point com.
C'est bien. Mais ce qu'ils ne disent pas, c'est que ce qui coûte le moins cher, en réalité, c'est probablement de ne pas y aller.
Au supermarché.