Elle n’avait sans doute pas été assez prudente, à l’époque. Elle se baladait sans appréhension, semblant ignorer tout des dangers de ses expéditions. 

Comme souvent dans ces cas là, elle connaissait son ravisseur. Elle ne s’est donc pas méfiée lorsqu’il s’est approché d’elle. Elle était si confiante. 

L’enlèvement a eu lieu sans un cri, sans une protestation, sans violence. Il s’est emparé d’elle, à peine contre sa volonté. Elle en a été surprise, simplement. Ni offusquée, ni chagrinée, ni réellement affolée. Peut-être un peu apeurée, au début. Ce que l’on comprend sans mal. 

Et depuis, eh bien... il la détient. Sans perspective de la libérer, d’ailleurs. C’est une séquestration qui s’éternise. 

Elle est emprisonnée dans des conditions plutôt plaisantes. Le geôlier est obligeant. Elle a développé un sentiment de confiance envers son ravisseur. 

La porte de la cellule est toujours grande ouverte. Il suffirait de se lever, de marcher quelques mètres et...

Elle n’en n’a pas envie. Elle est bien, isolée là, dans sa prison dorée