Elisa et ses camarades de classe, avec l’encadrement de leur professeur de français (pas trop mauvais!), ont écrit un roman. Très bon pour des élèves de 5ème, je trouve.

Elisa s’est beaucoup investie, durant des semaines, dans ce projet. 

Elle a écrit à la maison. Elle m’a fait relire et corriger les passages qu’elle avait à rédiger. Je sentais son enthousiasme, et surtout, c’est du temps que nous avons passé ensemble, autour d’une activité qui nous plaisait à toutes les deux. 

Et puis, ce roman, j’ai eu le bonheur de le mettre en page et d’en faire un livre. Je sentais Elisa fière. Et empressée. Et proche de moi. 

J’ai eu également la joie de me rendre dans sa classe deux fois. 

La première,  c’était pour aller expliquer un petit peu aux élèves comment on mettait un livre en pages. Je lui avais demandé avant si elle se sentirait gênée de ma présence. Elle m’avait répondu« non », mais de ce « non » qui sous-entendait qu’au fond, elle en avait envie. Et j’ai aimé la voir dans sa classe. C’est un moment de grâce, je trouve, de voir son enfant évoluer dans sa classe (à moins d’être (son) enseignant). Un instant rare. Probablement unique. 

À la maison, il a beaucoup été question de ce livre, ces dernières semaines. Elisa en parlait avec une étincelle dans les yeux. Et elle m’en parlait à moi spécifiquement. Un fort rapprochement entre nous. Autour du livre. Comme un projet commun. D’ailleurs, elle a tenu à finaliser le projet avec moi. Elle aussi se sentait privilégiée par rapport à ses camarades, de pouvoir regarder la mise en page avec moi, terminer la couverture, commander les exemplaires, et voir ce livre avant tout le monde. 

Tout est devenu concret, palpable, à la réception des ouvrages. 

Et je les ai distribués ce matin aux élèves. Dans sa classe à nouveau. Autour d’un goûter pour remercier les petits écrivains (ils ont vendu leur livre au profit de l’Association des Parents d’Elèves, dont je suis présidente). 

Elisa était là bien sûr. Distante comme d’habitude. L’air de rien. 

N’importe ! Je sais que ce projet commun lui a plu. Je sais que ce fut, pour nous deux, l’occasion d’un rapprochement. Je sais qu’elle a aimé que sa mère participe à ce projet.

 

 

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