Cette catégorie « à la téloche » est bien souvent fausse, dans la mesure où je loue des films bien plus que je ne regarde une chaîne de télévision. N’importe : nous dirons que je parle de l’outil. 

J’ai loué « Brûlez Molière » après en avoir entendu parler. Si on me conseille un film ou un livre, et qu’il me tente, je l’ajoute a une liste et vient un moment où je l’achète ou le loue. 

Ce film n’est pas une biographie de Molière, puisqu’il ne retrace que cinq années de sa vie: les années d’interdiction de jouer Tartuffe. Il débute donc à la première représentation de Tartuffe devant la cour. Tartuffe choque les religieux (les vexe, plutôt), qui parviennent à convaincre Louis XIV d’interdire la pièce. 

Le film raconte le combat de Molière, qui durera cinq ans, et cette sorte d’idée fixe, d’obstination à jouer à nouveau Tartuffe.

Molière lutte contre l’église, se fait haïr des catholiques, mais résiste contre l’avis du plus grand nombre. Il rejouera Tartuffe, quitte à y laisser sa santé et sa vie. 

J’ai aimé ce Molière. Je ne sais malheureusement pas s’il est fidèle à la réalité. Le film nous dépeint un Molière libertin, un artiste ne craignant pas le scandale, un libre penseur, un défenseur de la liberté d’expression et de la liberté artistique. Il décrit Molière comme un militant- guerrier, qui utilisait comme armes contre ses ennemis la comédie et la caricature. 

Seul contre tous, mais obstiné et certain de son bon droit, Molière parviendra, après cinq années, à convaincre le roi d’autoriser à nouveau Tartuffe. 

 

Et, comme je ne peux m’empêcher de regarder un film sans en retenir des phrases qui m’interpellent, j’en ai choisi trois: 

 

« Je ne vois dans la cour assidue faite à ma femme qu’un hommage rendu à mes goûts. »

 

« La sincérité ne connaît pas les détours. »

 

« La platitude du mariage nuit à l’amour, alors que l’absence, l’infidélité, la jalousie sont les plus doux ingrédients qui nous éloignent de la mort. »

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