Les vacances d’été s’achèvent. C’est toujours deux mois hors du temps, pour moi. Une longue pause dans mes habitudes et obligations. 

Et, comme chaque année, si quand arrive la fin du mois de juin, je me sens fatiguée et lassée de tout, et donc heureuse de cette grande interruption, je suis également heureuse quand arrive la rentrée.

Durant ces deux mois, j’ai disposé de beaucoup de temps pour écrire -mais jamais assez- ainsi que pour sortir, pour voir des amies, pour aller me baigner ou m’occuper de mes enfants. Pourtant, j’ai ce sentiment de temps un peu improductif, ou nonchalant. Ce rythme énormément allégé et indolent m’irrite, à la longue. Tout comme m’occuper de six enfants/adolescents à temps plein me fait frôler l’overdose, après deux mois. Ce n’est pas une dureté, mais songez que je fais à manger pour huit, chaque jour midi et soir, qu’en étant tous présents ils salissent bien plus la maison, qu’ils se couchent tous plus tard et que je dispose moins de mes soirées. 

Par ailleurs, mes occupations ordinaires me manquent. J’ai besoin de relever de nouveaux défis. L’été étant la période de stagnation. J’ai besoin d’entrain, de vigueur, de me donner du mal et de dépenser mon énergie. J’ai besoin d’être utile en dehors de mon foyer. Et je réalise que tout ce qui m’agace après quelques mois - comme être appelée chaque jour ou devoir courir de réunion en réunion- me manque. Pourtant, je ne veux pas tout à fait revivre les mois précédents l’été a l’identique. 

J’ai besoin de me confronter à de nouvelles difficultés, me mesurer à des challenges neufs. 

L’idée du théâtre a mûri. Je ne reproduirai pas à l’identique ma réussite d’il y a cinq ans. Trop facile: prendre les mêmes, et recommencer. Non! 

Le théâtre sera spectacle hétéroclite. Si je me produirai, moi, au théâtre, il y aura des musiciens, des humoristes, pourquoi pas des danseurs, des chanteurs, des acrobates? Le champs des possibles est infini. Et c’est exaltant. 

Stimulante aussi, notre journée sportive remastérisée. Entre autres. 

Je répugne toujours à organiser deux fois la même chose. La simplicité m’assomme. Les redites aussi. 

Innover. Federer. Inventer. Me dépasser. 

Tels sont mes mots fétiches de la rentrée, comme autant de résolutions excitantes.