J’ai rêvé cette nuit d’une étreinte aussi belle qu’émouvante. 

Je sentais ton torse dans mon dos. 

Nos corps étaient collés et nos mains unies par devant. 

L’étreinte était si pure, le contact si délicat, si sensuel que nous atteignions une complicité à son paroxysme, et qui se passait de mots. 

C’était émouvant de beauté amoureuse. Une perfection de tendresse et  de sensualité. Un prélude affectueux aux élans furieux qui allaient logiquement suivre, car déjà nos corps devenaient avides de nous. 

Un état de grâce. Un pur instant qui me faisait monter des larmes d’extase apaisée.

J’ai rêve de cette étreinte et je me suis réveillée encore troublée par tant de bonheur éclatant. 

Et aussitôt vint l’effroi. Contenir mes larmes en songeant que le mieux à faire, à présent, serait de ne plus jamais t’étreindre. 

Après ce rêve, tout contact futur aurait le goût banal de la médiocrité, toute tentative d’approche serait une déception amère par contraste. 

Car j’ai vécu, en rêve, le meilleur de nous.