Val ...

Que c'est dur de trouver une description à la fois courte, attractive et de qualité. J'sais pas faire...

04 mai 2008

Parler de livres…

J’aime les livres. J’aime les livres pour les lire, bien évidement, mais aussi pour le plaisir de les toucher, et surtout pour la joie suprême de les posséder. C’est ce que je préfère, dans cet amour du livre : le posséder, comme un amant possède sa maitresse.

Bien sûr, on possède chaque livre que l’on lit, même si concrètement il ne nous appartient pas. On le possède le temps de sa lecture. Un livre qu’on dévore n’est qu’à nous. Une fois rendu à son proprietaire on l’aura tout de même possédé quand même un peu…

J’aime les livres, et j’aime qu’ils m’appartiennent. Un livre que j’ai acheté, ou que l’on m’a offert, il est mien bien avant que je ne l’ouvre. L’objet est mien. J’en dispose à ma guise. Il subira bon nombre de mauvais traitements : j’aime corner les pages de mes livres, annoter quelques pages, souligner des phrases, surligner des passages. Pire encore : j’aime laisser trainer mes livres, j’aime poser ma tasse de café sur l’un de mes livres, je les aime couchés par terre dans la voiture… Et puis, un livre qui est ma propriété, c’est bien plus commode. J’ai la permission de le perdre (pour la joie de le retrouver !). J’ai également la liberté de le relire quand ça me chante, de l’ouvrir pour y vérifier un détail ou en croquer une page. Mes propres livres me donnent tout, et subissent tous les sévices sans broncher. Je suis à la fois leur adoratrice et leur tyran. Acheter un livre, c’est comme acquérir une maison : à l’intérieur, on pourra y faire ce qu’on veut ! C’est à nous !

Les livres que j’aime le moins avoir entre mes mains sont les livres de la bibliothèque. C’est certainement pour cela que j’ai hésité des mois avant de m’y inscrire, à la bibliothèque. Evidement, c’est très pratique, d’en emprunter à la bibliothèque. L’économie n’est pas négligeable. La bibliothèque me permet de lire sans me ruiner, et d’avoir toujours au moins un ou deux livres à lire. Mais, lire un livre de bibliothèque, je trouve ça nettement mois agréable. Je les trouve froids, les livres de la bibliothèque. Froids et aseptisés. J’ai bien du mal à m’imaginer qu’ils sont passés entre toutes ces mains… ils n’en gardent, bien souvent, aucune trace. Les livres de bibliothèques restent trop neufs, même lorsqu’ils ont plusieurs années. Même en les lisant, j’ai l’impression de moins les posséder. Je n’en possède que le contenu, mais pas l’enveloppe. Les livres de bibliothèque me font penser à ces maisons meublées que l’on loue pour les vacances (c’est un peu ça !). Bien sur, on y range ses vêtements dans la commode. Evidement, ce sont nos chaussons qui nous attendent à l’entrée, mais les meubles ne sont pas nôtres. La décoration, on ne l’a pas choisie. On fait très attention à ne pas casser une assiette ou un bibelot, pour récupérer sa caution. On s’y plait bien, mais on ne se sent pas chez soi. Et pour cause : on est pas chez soi !

J’avais déjà pensé, un autre jour, à écrire un billet pour parler de mon rapport bizarre aux livres (à l’objet livre) . Je ne l’avais pas fait. Je le fait ce soir parce que cet après midi, sur le chemin du retour, une troisième catégorie de livres que je peux tenir entre mes mains a surgis. Les livres que je lis et qui ne m’appartiennent pas, et que je n’ai pas emprunté à la bibliothèque, ce sont des livres que l’on m’a prêté. Bon ! J’avoue tout ! Je n’y avais jamais pensé avant, non pas parce qu’on ne m’en a jamais prêté (enfin, ça ne m’est pas arrivé souvent, non plus…), mais parce que moi-même, je prête les miens que très difficilement. Surtout mes préférés. C’est pas de l’égoïsme… c’est pas que j’ai peur que l’on oublie de me les rendre, mais… c’est par attachement ! Oui, c’est ça ! Par attachement ! Chacun de mes livres me manque, si je le sais ailleurs que chez moi. Oh, bien sûr, j’en prête ! Si, si ! Mais c’est rare…ça me fait l’impression de prêter sa maison… Même si on la retrouve intacte au retour, elle est imprégnée de l’odeur des gens qui l’ont habitée en notre absence. Peut être même qu’ils n’ont pas rangé les bols dans les bons placards..

Contrairement à ce que vous pourriez penser, j’aime posséder (le temps de la lecture) un livre que l’on m’a prêté. Ça n’a rien à voir avec ceux de la bibliothèque.  Ceux-là, le prêt, c’est leur usage premier. C’est même dans ce seul but qu’ils ont été choisis et achetés. Là, c’est différent. Le propriétaire ne se l’est pas procuré pour les autres. Ça s’est jamais vu ! Il l’a pris pour lui. Il l’a possédé. Et pas seulement le contenu ! Il l’a possédé en tant qu’objet. Il l’a peut être corné un peu. Il a écrit sur quelques pages. Il a souligné des passages. Il aura peut être même calé un meuble avec. Il l’aura perdu quelques fois (pour le plaisir de le retrouver)…

Lire un livre qu’un ami nous a prêté, c’est comme avoir les clefs de chez lui (avec la permission d’y entrer en son absence)… On entre un peu dans son intimité. Les armoires sont remplies de ses affaires. La décoration n’est pas standard comme à l’hôtel. La maison est habitée pour de vrai, à longueur d’année. Elle a une vie et une âme. Elle est imprégnée de ses propriétaires. Evidement, on fera attention à ne rien déplacer ni détériorer, mais on y circule quand même librement.

Entrer chez quelqu’un en son absence, c’est un plaisir rare et particulier. Surtout pour moi qui ne prête jamais ma maison, et que très rarement mes bouquins…

Posté par pitchval à 20:56 - une lectrice - Commentaires [31] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 avril 2008

Des nouvelles…

Non ! Pas de mes nouvelles ! Des nouvelles que j’ai lues !

Nouvelles sous ecstasy

Qu’est ce qu’elle raconte ? Elle a gobé, ou bien ? Moi, non ! Beigbeder, oui !

C’est un recueil de nouvelles toute écrites sous l’emprise de l’ecstasy. Vrai ou pas vrai ? Lui seul le sait ! Ah, c’est pas banal, hein ?

Provoc’ ? Ouais ! C’est peut être même pas vrai, et ils les a peut être écrites en toute lucidité, ces nouvelles…

Accrocheur ? Certainement ! Ben, en tous cas,  pour moi, ça a marché ! C’est un bon publicitaire…

OU alors… un alibi ! Oui ! Et si dire qu’il les a écrites sous l’emprise d’une substance illicite le mettait à l’abris ? Je veux dire… et si ça lui permettait de pousser plus loin les provocations, avec une excuse : « C’est pas ma faute, j’étais pas sobre ! ».

Au programme, un fin mélange de sexe, de drogue, de violence, de provoc’ en tous genres…Du Beigbeder, quoi ! Je sais, je sais… Beaucoup parmi vous n’aiment pas, ou n’ont jamais rien lu de lui mais n’aiment pas le personnage. Moi, j’m’en fiche, de sa personnalité. Il écrit des trucs que j’aime lire, et c’est tout c’qu’on lui demande.

Que peut-on bien écrire sous ecstasy ?

On peut écrire ça :

La mort de Lady Di du point de vue (choquant) du chauffeur de la voiture, des histoires de sexe un brin hard-core, des histoires de mecs drogués, des histoires de violence plus que déroutantes. Du troublant, du choquant !

Chaque nouvelle est une hallucination incroyable.

Bon ! Les nouvelles sont courtes et se lisent bien.

Est-ce que c’est du Beigbeder ? Non ! Cette fois c’est pire ! C’est lui sans autocensure ! C’est lui brut de brut, avec une accumulation de tous les thèmes choquant qu’il a pu évoquer dans d’autres bouquins. C’est lui puissance dix. Sans retenue !

Moi, j’aime bien. Je sais qu’il apparaît comme tourmenté (obsédé) par le sexe, et autre. .. j’aime bien le lire. J’ai aimé lire ses nouvelles. Bien sûr, j’ai lu mieux (de lui, j’ai lu mieux !). Bien sûr, je lirai mieux… Bien sûr, certaines m’ont moins plu que d’autres, mais dans l’ensemble j’ai trouvé le recueil plutôt sympathique. Juste sympathique…

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part

Anna Gavalda, je savais que j’y reviendrai !

Recueil de douze nouvelles plutôt courtes, qui se laissent lire. Des histoires simples (banales ?). Des histoires d’amour surtout, des histoires bien humaines, de gens simples. Mais des histoires plutôt justes !

Si j’ai été touchée par plusieurs de ses personnages, certaines nouvelles m’ont un peu moins plu (enfin, c’est normal, sur le nombre !).

En la lisant, je me suis dit : quelle observatrice ! Une spectatrice attentive de la vie et de tout ce qui l’entoure. Ça sonne parfois si juste… Les portraits sont justes.

Ces nouvelles sont fideles à la réalité, ou  à une probable réalité. Ils sonnent exact et tangible. Ses personnages ne sont ni des héros, ni des lâches. Ils sont humains, et du fait, terriblement touchant.

J’ai aimé. Je l’avoue : moins que Ensemble, c’est tout. Mais j’ai aimé…

Mon coup de cœur est sans hésitation pour l’épilogue du bouquin. Le personnage principal de sa dernière nouvelle (qui est en fait l’épilogue) c’est elle. Anna Gavalda, épouse et maman active, qui écrit pendant ces temps libres, et qui envoie son premier manuscrit à un éditeur. Celui-ci la contacte et la convie à un premier rendez-vous…

Je ne vous en dit pas plus !

Bon, c’est pas cette semaine que j’ai lu mon bouquin préféré de l’année, mais je me suis bien divertie malgré tout. Tant mieux, c’est ce que je demande aux livres ! Qu’ils me divertissent ! Bien sûr, quand ils me font pleurer de bonheur, c’est mieux. Mais ce qui est précieux est rare…

Ma Pal (déjà entamée) de la semaine à venir : Merci de Pennac, Dickens, barbe à papa de Delerm et La force de l’âge de Simone. Tout un programme…

Posté par pitchval à 08:00 - une lectrice - Commentaires [28] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 avril 2008

Il fallait que je le fasse

Ben oui, il y a certains livres que je lis parce qu’il en est beaucoup question sur les blogs ou dans les conversations. Et moi, et bien je n’aime pas beaucoup être en marge parce que « je ne l’ai pas lu » …

Mémoires d’une jeune fille rangée

Depuis ce début d’année, je lis des éloges sur Simone de Beauvoir. Je la connais. Bien sûr que je la connais, hé ! En fait, lamentablement, je n’avais jamais rien lu d’elle. Fallait que ça change.

J’ai commencé par son « commencement ». « On » m’a conseillé ce livre pour commencer avec Simone de Beauvoir. Pas de regrets !

Première partie de son autobiographie. Enfance, adolescence, et enfin rencontre avec Sartres.

Alors ? Alors…

Déjà, après quelques pages, je me suis dit : « Bon sang que c’est bien écrit » ! Ça se mange sans faim. Le texte est superbe. Vraiment ! ça fait un bien fou de lire des choses aussi travaillées. Les mots, les phrases, les pages se boivent sans soif. C’est fluide, efficace, c’est beau, mais très accessible. On dit qu’elle aurait écrit tout ça en six mois ? Bravo, Madame ! Bravo pour le style. Quel talent…

J’ai beaucoup aimé le récit son enfance. Particulièrement. Je me suis laissée emporter par le début du livre. J’ai lu la première partie d’un trait ou presque. Ses relations avec ses parents, sa petite sœur, ses premières lectures…

Je dois avouer que le récit de son adolescence m’a moins plu. J’ai trouvé ça un peu… long (ne me frappez pas, je dis ce que je pense). Je me suis ennuyée parfois. Heureusement, son style fait passer la chose, et puis il y a quand même des choses très intéressantes, malgré les « longueurs » . Ne vous indignez pas, j’explique : j’ai trouvé que pendant plusieurs années, ces états d’âmes (à propos de la religion, de ses parents, de ses envies, tourments et paradoxes) étaient plus ou moins les mêmes et se répétaient beaucoup, m’enfin… .

Mais bon, savoir ce qui se passait dans sa tête à ce moment là, pour retracer un peu la suite de son parcours, c’est pas rien, tout de même. Les passages relatant ses études à la Sorbonne, avec des intellectuels tels que Simone Weil et Sartres c’est pas rien non plus.

Et puis, après une centaine de pages intéressantes mais longues tout de même, la fin approche et je suis restée sur ma faim (sur sa fin !). Sa rencontre avec Sartres… A ce moment là, j’ai eu envie que le livre ne se termine pas ! « parle-moi de Sartres ! Vas-y, parle-moi encore de Sartres ».

Et c’était la fin… aggggr !

Elle cultivait l’art du suspence avec brio (mouarf !).

Evidement, je lirai la suite.

Bon, mon billet est léger par rapport à l’œuvre, mais soit je faisais dans la légèreté pour en parler, soit je m’abstenais, soit je mangeais toute mon énergie à tenter de vous présenter un billet sérieux qui n’aurait pas été à la hauteur de l’œuvre de toutes façons. J’ai vite choisi.

Je voulais également vous parler très brièvement d’un autre bouquin dont tout le monde parle (ou presque), et que je me suis donc décidée à ouvrir.

L’élégance du hérisson

Ah, là, c’est pas le même refrain ! Je vous avoue ? J’en suis à la moitié et j’ai de moins en moins envie de poursuivre ma lecture. J’aime pas. Bon, les gouts (même en lecture) ne se discutent pas. Pourtant, je ne trouve pas très juste de cracher son venin sur un roman sans explications. Alors, je vous en donne quelques unes.

Je trouve les deux personnages principaux à peine humains (surtout la petite fille, qui déteste sa famille). Elles ne font que juger. Elles sont arrogantes au possible. A quoi sert d’être aussi érudit ou intelligent, quand c’est pour avoir des pensées pareilles, et porter des jugements de valeur aussi radicaux ? Arf, ça me gène…

Et puis, je n’y crois pas une seule seconde, à tout ça, moi. Evidement, on ne lit pas un roman en se disant que ça doit rester crédible, mais là, je ne sais pas, je suis dérangée par ce livre. Une concierge cultivée et intelligente ? ok ! Mais qu’elle s’évertue à paraître sotte ? Mouais…Un petite fille surdouée ? Oui… mais qui éprouve une telle haine pour ses parents et sa sœur ?

Et puis ces clichés sur les gens aisés…

Alors ?

Et bien, je lance un appel ! Donnez-moi des arguments convaincants pour continuer la lecture et lire ce roman jusqu’au bout. Soit vous arriverez à me convaincre, soit j’abandonnerai (sans scrupules), j’en ai bien peur.

Allez! Une bonne raison de ne pas refermer le livre? A vous!

ET puis le mot de la fin :

Il n’y a pas qu’en lecture que je fais certains choix parce qu’ils sont « incontournables » et pour ne pas être en marge avec les commun des mortels. Hier soir, je suis allée voir Bienvenue chez les ch’tis.

Mais oui, c’est bien, oh… Nan, nan, c’est très sympa.

EDIT

N'oubliez pas de rendre vos copies pour le défi du samedi! Les textes paraitront demain!

Posté par pitchval à 12:35 - une lectrice - Commentaires [32] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 avril 2008

Deux essais

J’ai bien conscience que mes compte rendus de lectures suscitent un peu moins de commentaires que mes autres billets (souvent plus humoristiques ou larmoyant, c’est selon..). Pourtant, moi j’aime les rédiger. Et puis, j’ai compris, grâce à une de mes deux lectures de la semaine passée, à quel point la quête aux commentaires pouvait être fatale. Se prostituer (presque) pour complaire à son lecteur, est-ce bien ? Franchement ? Il me semble qu’à force de chercher à plaire, on se perd, et l’envie de blogguer s’évanouit peu à peu.

Donc, deux essais lus la semaine dernière !

Comme un roman, Pennac

Après avoir fermé chagrin d’école, j’ai eu l’irrépressible envie d’ouvrir Comme un roman.

Alors ? Un essais ? Un roman ?

Je dirai qu’il se lit aussi bien que chagrin d’école. C’est un essais qui en effet se lit comme un roman..

Le sujet :

Le livre ! Les livres ! La lecture, quoi…

Pennac nous parle du Livre comme un objet le plus banal qui soit, et non comme cette chose sacrée et précieuse, et pas toujours accessible, pour laquelle nous devons avoir un profond respect. Non ! Un livre, ce n’est qu’un objet ! Et comme tout objet, nous avons des droits sur lui.

Les dix commandement du lecteur (qui sont en fait dix droits) :

Le droit de ne pas lire, celui de sauter des pages, le droit de ne pas finir un livre, celui d’en relire un autre, le droit de lire n’importe quoi, le droit au bovarysme, celui de lire n’importe ou, de grappiller, de lire à haute voix, le droit de nous taire.

Lire n’est pas un devoir, et doit rester un plaisir.

Mon petit avis :

J’ai adoré. Que c’est déculpabilisant d’apprendre qu’on a le droit de ne pas terminer un bouquin, de le malmener un peu, de sauter ou de corner des pages, de poser sa tasse à café dessus…

Que c’est sécurisant de se dire qu’on a bien le droit, après tout, de relire la même œuvre dix fois même si cela nous fera passer à coté de dizaines d’autres !

On fait ce qu’on veut de son livre ! Point ! Fantastique…

Il m’a éclairée :

Il m’a éclairée, aussi, ce livre ! Il a éclairé mon chemin de maman lectrice (comme chagrin d’école a dû éclairer celui de nombre d’enseignants certainement).

Il incite quelque peu à la vigilance. Ce n’est pas parce qu’on est un lecteur assidu que nos enfants le seront aussi. Ce n’est pas parce qu’on aime lire qu’on leur transmet ce gout du livre. Pas du tout ! La lecture est un loisir qui ne se partage que très peu, en fin de compte. C’est un plaisir solitaire (égoïste ?).

Aussi, il faut être très méfiants, et ne pas rabâcher à nos enfants qu’il FAUT lire, mais plutôt leur donner le gout du livre. On ne colle pas un bouquin dans les mains de son enfant (de gré ou de force ) : Vas-y ! Lis ça ! Tu me diras ce que tu as compris !. Echec assuré (sauf si l’enfant a déjà le gout des livres). Transmettre sa passion des livres est un travail quotidien, régulier, de longue haleine. C’est un petit sacrifice ? En tous cas un temps volé à nos lectures à nous…

J’ai retenu. J’ai compris. Merci !

Coup de cœur :

Pour terminer avec ce livre, un petit coup de cœur sur un détail bien anodin au cœur du livre, mais qui m’a enflammée (ça m’arrive). J’ai eu envie de l’embrasser, Pennac, quand j’ai lu ces quelques lignes en particulier.

A la question : Ou trouves-tu le temps de lire ? d’écrire ? C’est vrai, quoi, on a pas le temps…avec la vie qu’on mène…

Pennac répond : Ou trouve t’on le temps d’être amoureux ? De vivre une passion amoureuse ? D’entretenir la flamme ? Personne n’a le temps, et pourtant ça ne pose de problème à personne. On ne dit jamais : je n’ai pas le temps d’être amoureux !

Je saurai quoi répondre maintenant. Je volerai l’idée à Pennac (qui m’a plu et que j’ai lue comme une bouffée d’oxygène). Le temps, on le trouve naturellement. Quand c’est passionnel, quand il s’agit d’entretenir la flamme, la question ne se pose pas en terme de temps !

J’ai plus qu’aimé et j’ai envie de lire tout Pennac !

Tout d’un blog, Nicole Versailles

Un autre essais lu cette semaine, complètement différent du premier, mais pas tant que ça pour moi puisqu’il s’agit d’un autre thème qui m’est cher : le blog !

Il s’agit en fait de l’expérience d’une bloggeuse, dans laquelle je me suis beaucoup retrouvée. Plus que retrouvée ! Cette bloggeuse, c’est moi ! Cette bloggeuse, c’est vous, aussi, je pense. On ne va pas se le cacher (je ne vais pas me le cacher !). Son expérience personnelle en tant que bloggeuse est commune à celle de nous tous (ou presque).

Le sujet :

Le blog, bien évidemment ! Son blog à elle, principalement, qui pourrait être le mien, ou le votre. Les débuts du blog, le tâtonnements des débuts, mais aussi la liberté et l’anonymat des premiers billets (on l’a tous connu !).

Les billets quotidiens, ou presque. Le dilemme : parler de soi, un peu, beaucoup, un peu trop, beaucoup trop ?

Les liens qui se tissent entre blogueurs, les rencontres aussi, qui peuvent avoir lieu, entre bloggeurs, si affinités ou occasion…

Et puis les doutes, bien évidement… La tentation de plaire à ses lecteurs plutôt que de se faire plaisir ( c’est se travestir, un peu…), l’angoisse de la page blanche, avec la peur que son blog soit quelque peu déserté…

Mon petit avis :

Mon Dieu que je me suis retrouvée ! Et comment ! Pourquoi le nier ? Un peu de gène à avouer qu’on scrute ses statistiques plus que de raison ? Un peu de honte à admettre qu’on est un peu déçu par un billet qui a amené moins de commentaires qu’un autre ?

J’écris pour être lue, autrement j’écrirai sur des cahiers que je glisserai sous mon lit le soir avant de m’endormir ! Je pense que je me serai découragée vite, sans vous, mes lecteurs ! Je pense que je ne serai pas si assidue, sans que mes billets soient commentés. Moi, je tiens un blog pour être lue ! Evidement, je le tiens avant tout pour moi, mais pas uniquement pour le plaisir d’écrire, non ! Je le tiens pour moi, mais pour le plaisir d’écrire, d’être lue et commentée, et d’échanger avec mes lecteurs. C’est dit !

Il m’a éclairée :

Jusqu’ou peut aller cet amour des commentaires ? Jusqu’ou peut mener cette dépendance aux statistiques ? Là, il faut réfléchir, je trouve ! Si aujourd’hui je savoure le fait d’être visitée, lue et commentée, j’ai toutefois cette petite nostalgie des débuts… lorsque j’étais anonyme, lorsque je n’avais rencontré aucun d’entre vous, lorsque je n’étais que très peu lue et commentée. Pourquoi ?Parce que j’étais bien libre d’écrire tout ce que je voulais.

« Tu es toujours libre d’écrire ce qui te chante », on pourrait me dire. Détrompez-vous ! Pas tant que ça ! Plus le temps passe et plus je me censure. Je ne peux pas révéler certaines choses, je ne peux plus écrire tout ce qui me passe par la tête. Trop de gens connaissent mon identité pour que je sois vraiment libre.

Pire encore (plus sadique !) : La tentation d’écrire pour amuser, divertir, plaire à son lectorat n’est pas loin, parfois. La soif de compliments et de commentaires enjoués… Maudit orgueil !

Je pense qu’on perd facilement le fil, qu’on se laisse séduire par le billet facile, celui qu’on aime pas spécialement écrire mais qui satisfera notre envie d’être lu et commenté, et d’accroitre son lectorat.

Et on aura tort ! Le plaisir de blogguer diminuera (qui tient sur la longueur, en écrivant des billets pour le plaisir unique de ses lecteurs, sans penser à son plaisir à lui d’écrire ce qu’il a envie d’écrire ?).

Non, je ne veux pas me pervertir ! Oui, je veux continuer de blogguer ! Oui, je vais parfois devoir faire un choix : je choisirai mon plaisir d’écrire, même si les commentaires seront moins abondants, moins plaisants, moins enjoués…

Ne pas oublier ça ! L’école de l’humilité !

Et aussi :

Et aussi cette question cruciale : la fin de son blog ! Arrêter, continuer ? Le doute, parfois… Qui n’a jamais lu un blogueur annonçant la fermeture de son blog et revenir ? Et puis recommencer, et puis se mettre en pause, et puis disparaître sans crier gare, et être oublié ? C’est le jeu… Il faut l’accepter. Après tout, la concurrence est rude. Faut pas se leurrer. Il sera remplacé…

Mon coup de cœur :

Mon coup de cœur est pour les interventions de la petite sardine blog trotteuse. La petite sardine si perspicace, qui dit, avec ironie, tant de vérités…

La petite sardine, c’est parfois vous, c’est souvent moi… celle qui n’ose pas évoquer ses petits et grands travers bloggesques, mais qui pourtant en a…

Je soupçonne d’ailleurs l’auteur de se cacher souvent derrière sa petite sardine pour lui faire dire toutes ces vérités grinçantes. On rit, à la lire, la petite sardine, mais parfois on rit jaune tellement on se sent concernée…

J’ai aimé ! Cet essais éclaire mon chemin de bloggeuse, qui n’a ni envie d’arrêter, ni envie de se corrompre pour continuer de blogguer.

J’ai aimé, et je n’ai pas évoqué chaque point… d’autres aspects, d’autres point ont résonné fort en moi, mais je vous laisse les découvrir seuls…

Le blog, c’est l’école de l’humilité, mais c’est aussi l’école de la persévérance !

Posté par pitchval à 13:44 - une lectrice - Commentaires [38] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 mars 2008

Amours secrètes

Deux romans lu cette semaine, pour ce billet du dimanche. Deux romans, et un seul thème (je ne l’ai pas fait exprès en choisissant. C’étaient les deux derniers livres de ma PAL de mars) :

l’ amour en secret.

Un Secret, de Philippe Grimbert (Non, je n’ai pas vu le film, avec Patriiiiiiiiiick !).

On me l’a également offert à Noël. Décidément, j’ai été gâtée. De très bons choix !

L’histoire :

Philippe, qui grandit dans la France de l’après guerre, fils unique d’un couple de gens fou amoureux l’un de l’autre, imagine qu’il a un frère. Un grand frère, bien plus fort que lui (qui est tout chétif alors que ses parents sont deux grands sportifs aux corps musclés).

Le petit garçon, en plus de s’inventer un frère, imagine la rencontre et le début de l’histoire d’amour de ses parents. Il tente de retracer l’histoire de sa naissance. Tout semble lisse, tranquille, beau, dans l’ordre des choses : deux sportifs qui tombent amoureux l’un de l’autre, qui se marient et font un enfant. Trop facile ?

Peu à peu, adolescent,  grâce aux confidences de sa voisine et à ses recherches, il réalise que la réalité est tout autre. Ses parents, sa famille toute entière, lui a caché la terrible vérité (que je tairai).

Mon avis :

C’est un livre très court, mais très émouvant. J’ai été touchée par ce récit tout en pudeur, sans jugement, qui va à l’essentiel. En peu de pages, tout est dit (et très justement dit !). Un gros coup de cœur, mais parfois un petit cœur sensible mis à rude épreuve par cette histoire aussi belle que tragique.

Petit questionnement :

Je n’ai fait aucune recherche sur l’auteur (un psychanalyste). Le narrateur de ce roman se nome tout simplement Philippe Grimbert. Est-ce son histoire ? Son âge laisse à supposer que oui. Mais, est-ce que vraiment ça a une importance ?

Choc temporel, de Laura Kita Kejuo

Ce roman est l’œuvre d’une blogamie qui s’auto édite. J’ai aimé son univers (blogesque), son style, sa sensibilité. J’ai commandé son roman sans en attendre rien de précis. Je m’étais même dit :

« Tu ne fera un article dessus que s’il t’a plu. Dans le cas contraire, tu en feras une critique que tu lui enverras par courriel, c’est plus correct ».

Devinez ? J’en fais un article !

Et pourtant, j’avoue que j’ai eu des doutes en lisant la quatrième de couverture. Comme quoi…

L’histoire :

Laura a vingt trois ans et est étudiante à Toulouse. Par hasard, elle croise à la fac un ancien camarade de classe qu’elle n’a pas revu depuis des années (Enfants de diplomates, ils avaient été scolarisés dans la même école à Hambourg une dizaine d’année plus tôt).

A l’époque, Laura était secrètement éprise du jeune argentin. Dix ans plus tard, rien n’a changé…

On suit les personnages durant quelques mois de leur vie.

Mes aveux :

Je l’avoue, je l’ai reçu début janvier et je ne l’ai ouvert que la semaine dernière. J’ai été un peu récalcitrante durant la phase que j’appelle « d’approche » du livre (qui correspond à la découverte de la première de couverture, à la lecture de la quatrième de couverture, à la lecture de la préface s’il y en a une. A la prise en main du bouquin, quoi !).

Pourquoi ? Pour deux raisons que je vais expliquer.

1/ Une histoire d’amour entre deux étudiants, je me suis dit (à tort) que peut être ce serait un roman à l’eau de rose, ou alors tout en clichés…

2/ Page 4, avant le début du roman, il y a une citation (de Marie Darrieussecq) concernant l’auto fiction.

Mes impressions :

Non ! le livre est bon ! Et je ne le dis pas parce que l’auteure va venir lire cet avis chez moi (ou pas). Elle a du cran, la petite ! Elle a une plume et un style bien à elle. Les personnages sonnent vrai. Pas de cliché ! Pas d’histoire sentimentale lue et relue !

Plutôt un zoom sur les quelques mois qui marquent un tournant dans la vie de deux personnes. Les sentiments sont justes. L’histoire est bien menée. Il y a une alternance intéressante entre le récit de la narratrice et les notes éparses de l’autre personnage, qui permet de comprendre les ressentis des deux protagonistes à chaque rebondissement.

J’ai aimé ce roman et je ne le dis pas pour être polie. Je pense que je vais me procurer les autres livre de la demoiselle !

A noter :

Je ne vous propose pas de vous prêter ce livre (bien que je le possède). Ce n’est pas par mauvaise foi mais plutôt par respect pour l’auteur. La jeune auteur camerounaise s’auto édite.

J’ai suivis, de près ou de loin, sur son blog, les différentes étapes de la réalisation de son projet (relecture, édition…). Le travail à fournir est titanesque, minutieux, parfois pesant.

Chapeau bas, Madame, d’avoir été jusqu’au bout !

Ce livre est très bon. Je l’ai trouvé meilleur que certains romans en vente (à des prix exorbitants) dans toutes les librairies, et pour lesquels les moyens mis en œuvres pour la promotion sont énormes.

Heureusement, à l’heure d’internet, chaque écrivain a une chance d’être connu et reconnu pour son travail et son talent, grâce à l’auto édition, grâce à une simple page internet. J’espère que ce bouche à oreille toilesque va se développer, et qu’ainsi les auteurs ne seront plus tributaires des bon vouloirs et des sélections des grandes maisons d’édition.

D’ailleurs, je pense que de temps à autre, j’irai dorénavant faire un tour chez Lulu, et que je commanderai des bouquin au « feeling ». J’suis certaine qu’il y a de vrais trésors.

Pour vous procurer ce roman (ou un autre) ou pour simplement jeter un œil au blog de Laura, c’est ici !

Et bien voilà ! Ce qui devait arriver arriva ! Ma Pal (décidément, j’en use et j’en abuse, de ce sigle) est épuisée. Je n’ai plus rien à me mettre sous la dent. Il va falloir que j’y remédie cette semaine. J’ai déjà établi une liste de tous les livres que vous m’avez conseillé, et j’irai voir si certains sont faciles à trouver.

M’enfin, il est encore temps de m’en conseiller d’autres ! (En dix jours j’en ai lu cinq !).

Posté par pitchval à 14:27 - une lectrice - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 mars 2008

Coups de cœur

La première gorgée de bière, Philippe Delerm.

Le coup de cœur, je l’avais déjà pour son fiston. Je sais, je sais, il a une voix pourave, mais moi je l’aime beaucoup, sa voix. Et puis, j’adore ses textes.

C’est Tilu qui m’a tentée… Je sais qu’elle l’aime beaucoup, le père. J’ai voulu commencer par un livre court. J’en ai trouvé un très court ! Trop court ? Un petit peu, à mon avis. J’ai été frustrée de le refermer. J’en aurais voulu encore des dizaines, de petits plaisirs minuscules.

Un petit plaisir = un chapitre (très court. Disons deux pages).

Un petit plaisir = dix bonnes minutes de délectation.

On le lit, et au fil des petits plaisirs, on se dit que finalement, le bonheur est fait de l’addition de toutes petites choses. Il suffit juste d’y porter attention, à ces petites choses –très accessibles- et d’avoir un autre regard, qui permet de les percevoir comme des cadeaux de la vie.

J’ai aimé … beaucoup !

Une pièce montée, Blandine Le Callet (je vais développer davantage car certainement ce livre est moins connu).

C’est un roman qu’on m’a offert à Noël. J’adore qu’on m’offre des livres à Noël (j’adore qu’on m’offre des livres tout court). C’est un premier roman ! J’adore qu’on m’offre un premier roman. Pourquoi ? Parce que je ne me risque jamais à acheter, au hasard des rayons, un premier roman (à moins que j’en ai beaucoup entendu parler). Et j’ai tort ! Je m’en rend compte…

L’histoire ?

Un mariage  (haha ! le choix de la personne qui me l’a offert n’est peut être pas anodin). Un mariage de gens plutôt aisés, à la campagne, dans un moulin. Le mariage de Berengère et Vincent, deux jeunes gens amoureux.

Originalité ?

Chaque chapitre raconte le mariage de Berengère et Vincent vu par différents personnages ( de la nièce de Bérengère, qui a huit ans, au prêtre qui officie, en passant par la grand-mère, et pas les mariés eux-mêmes).

Ressentis ?

Il y a tant à dire…

Disons que globalement, ou plutôt en apparence c’est un mariage parfait : une jolie mariée qui porte une robe hors de prix, deux familles réunies autour d’eux, un cadre magnifique, une belle cérémonie, des jeunes gens amoureux et heureux…

Et puis, dans la singularité de chaque protagoniste, on se rend compte qu’il n’en est rien.

Une petite fille trisomique est volontairement mise à l’écart du cortège d’honneur. Le prêtre fait preuve d’énormément de cynisme. La sœur de la mariée est malheureuse et lesbienne, et fait son coming out pendant la fête , les deux familles ne s’apprécient pas spécialement, le marié ne se sent pas à l’aise à son mariage et a l’impression de n’être qu’un  « figurant », …

Bilan ?

Un roman dont l’action se déroule uniquement pendant un mariage, ça paraît léger et un brin superficiel. En réalité, la fête n’est qu’un prétexte pour creuser dans des personnages ni tout noirs, ni tout blancs, mais juste humains.

J’ai aimé à la folie !

Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête… et par beau temps, Christine Orban

(Merci Tilu !)

C’est comme une boite de bonbons. Elle est rangée dans un tiroir, on et on pioche dedans quand on en a envie. On en prends un, ou deux, ou trois, en fonction de son besoin de réconfort, ou de sucre, ou de douceur.

C’est un recueil de citations choisies par l’auteure, et classées par thèmes (la passion, le temps, la haine, la jalousie, la vieillesse). Elles amènent toutes à réfléchir. Elles peuvent se lire toutes à la suite, ou par thème, ou alors piochées au hasard des pages (c’est comme ça que je préfère. Prendre un bonbon sans regarder le parfum avant !).

Un petit régal !

Et vous ?

Vous lisez quoi ?

Vous avez un livre à me conseiller ?

Posté par pitchval à 17:52 - une lectrice - Commentaires [28] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 janvier 2008

Les particules élémentaires

Michel Houellebecq

Bon, alors, quand je vous ai dit que j’emmenais ce livre en vacances, vous n’aviez par l’air très chauds. J’ai compris que Houellebecq n’était pas votre tasse de thé. Maintenant qu’il est lu, tant pis, je fais mon billet.

Un résumé, ça va être un peu dur, mais bon.

Deux demi frères, la quarantaine, radicalement opposés par leur manière de penser et de vivre. Le premier ne pense qu’au sexe. Un vrai obsédé, jamais rassasié. L’autre, chercheur en biologie, ne pense qu’à la recherche et n’aspire qu’à la réflexion et à la découverte de théories.

Décor planté.

Ce que j’en ai pensé :

Bon, je ne vais pas créer la surprise. Je déteste de style, l’écriture. J’ai trouvé le livre difficile à lire, surtout les premières pages. J’ai mis du temps avant d’entrer dans l’histoire. Je n’arrivais pas à situer les personnage, l’intrigue, à savoir ce qui était important pour la suite ou pas…

Et puis, il y a toutes ces références scientifiques sur lesquelles il faut s’arrêter, s’attarder, tenter de comprendre. Grr ! Qu’il est pénible ! Surtout que, honnêtement, ça ne sert pas à grand chose, entre nous !

Et puis, les scènes de sexe, à force, c’est lourd, non ? Par moment, je me suis crue dans un roman porno. Vraiment ! Du cru, du brutal, de l’osé…

En fait, c’est surtout l’écriture, que je n’ai pas trop aimé.

Par contre, moi, j’aime beaucoup l’histoire, même si c’est très pessimiste.

Un des deux frères, obsédé sexuel, ne vit que pour son obsession. Rien d’autre n’a d’importance pour lui que … (aller, je vous épargne les mots crus, même si ça aurait fait monter mes stats en flèche).

L’autre, plongé dans ses recherches et réflexions théoriques ne sait ni aimer, ni vivre. Il n’éprouve jamais la moindre bribe de sentiment, la moindre envie, le moindre désir personnel.

Au cours de leur histoire, parfois, ils arrivent l’un et l’autre à toucher le bonheur de prés, mais ça ne dure pas, et la rechute est encore plus douloureuse pour eux.

Alors ?

Ben, c’est ça, la vie ? L’être humain est incapable d’aimer, trop égoïste, trop tourné vers ses besoin les plus primaires ? Triste réalité. Nous occupons nos vies à des choses peu glorieuses, ou sans importance, ou vaines, et ce, jusqu’au déclin, puis à la mort. 

Beurk !

Mitigé, donc… mais je ne regrette pas de l’avoir lu. Malgré les provocations, le pessimisme (poussé à l’extrême) , les personnages dérangés, ce livre donne à réfléchir.

Un petit mot sur la fin ? Juste qu’elle est surprenante…

Et un lutin de trois ans pile, ça ressemble à quoi ?

A Franklin !

Bon dimanche à tous.

P1010152

Posté par pitchval à 12:32 - une lectrice - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 décembre 2007

Tom est mort

Marie Darrieussecq

Bon, un petit résumé, pour planter le décor (morbide).

Tom est mort il y a dix ans. Il avait alors quatre ans et demi. Le livre est écrit sous forme de journal, tenu par sa maman. Elle raconte la mort de Tom. Elle raconte sa culpabilité. Elle raconte la vie qui n’a pas vraiment repris, après la mort de son enfant. Elle décrit l’après Tom. Elle raconte tout ce dont elle se souvient à propos de la mort de Tom. Elle se remémore sa souffrance, sa peine inimaginable, celle de son mari, celle du grand frère et de la petite sœur de Tom. Elle raconte sa chute dans la folie, son mutisme, son impression que Tom était encore là, prés d’elle, comme un fantôme qui la suivait.

Dix ans après, elle décrit, dans un journal intime, la mort de Tom, puis toutes les étapes de son deuil de maman.

Bon, ce n’est pas un témoignage, attention. C’est une fiction. Une simple fiction. C’est pour de faux (j’ai dû me le répéter à chaque page). Car ça paraît si réel ! C’est bluffant. C’est presque dérangeant. C’est si juste et si authentique qu’on oublie qu’on est dans une fiction. D’ailleurs, on s’identifie très facilement. On devient tout de suite cette maman. Tom est mort. La phrase résonne et son écho revient sans cesse.

Tom est mort par inadvertance, par accident, par … négligence ? J’ose même pas l’écrire ! Son fils est mort et elle s’en veut, et elle devient folle, et elle ne peut plus parler, et elle prend soin de ses enfants vivants comme un robot, juste parce qu’il le faut…

La maman sombre. On franchi le seuil de l’intolérable.  Perdre son enfant. Le voir étendu sur une table à la morgue .

Ça a dépassé les limites du supportable de mon cœur de maman.

Et pourtant, j’ai pas pu m’empêcher d’aller au bout. Il m’a malmenée, ce bouquin, puisque j’y pensais le soir dans mon lit, puisqu’il a été à l’origine d’angoisses que je n’ai jamais eu avant…Il m’a fait imaginer le pire. Je me suis identifiée, et j’ai cru mourir.

Il m’a marquée, mais je l’ai aimé. Tout est si crédible et vrai… Comment a-t-elle fait ? Comment a-t-elle transféré son âme dans celui d’une maman en deuil ? Avec quelle logique ? Quelle rigueur ?

Le mot empathie n’a jamais été aussi approprié.

La lecture m’a été insupportable, et pourtant, j’ai du mal à critiquer le livre. Elle a évité, il me semble, le chemin du dramatique, du larmoyant…

Là, on est plutôt dans une approche psychologique, dans la description des étapes de deuil d’une maman, sans excès.  On est immergés dans la peine profonde, intense, inimaginable, mais aussi dans la reconstruction.

Bon, concernant la polémique…Aïe !  J’aime pas donner mon avis, moi, en général… J’aime pas m’exposer aux réprobations…surtout que le sujet est sensible.

Ce que j’en pense, je le dis, car on est entre amis, hein ? Vous ne me frappez pas ?

Bon, alors moi, je ne vois pas du tout le mal, à vrai dire.

Il y aura toujours des femmes qui perdrons des enfants, il y en aura aussi toujours (malheureusement) qui donneront la mort à leurs nourrissons…

Les sujets sont sensibles et font couler des larmes et de l’encre, mais je ne vois pas pourquoi, sous prétexte qu’ils sont l’objet de sentiments si vifs, et pénibles, et aigres, et affligeants, et embarrassants… non, je ne vois pas pourquoi ça devrait empêcher un auteur d’en faire la base de son roman.

En même temps, c’est facile de penser comme ça quand justement, on ne se sent pas concernée ni impliquée.

Bon ! Ce livre est bon. Par contre, si vous avez un petit cœur sensible, à éviter ! Il m’a fallu plusieurs  jours après le point final  pour chasser certaines phrases et images de ma cervelle.

Et puis aussi: à celles qui ont lu et qui n'ont pas aimé Truisme...ça n'a rien à voir! Je pense que ce livre-ci vous reconciliera avec l'auteur.

A vous de voir…PS : oui, je sais, c’est un peu glauque, mais croyez moi, vu mon humeur du jour, en vous proposant un commentaire de bouquin, je vous épargne !!! Et des photos pour les sourires ...

pc070032

pc070039pc070033

PC070024

Posté par pitchval à 13:29 - une lectrice - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 novembre 2007

Je l’ai lu !

Tout le monde a entendu parler de ce livre. Tout le monde a eu envie de le lire, non ?

Moi la première. Evidement, que j’ai eu envie de le lire. Et comment !

C’est chose faite !

Pas de commentaire organisé, mais plutôt un tas d’idées que je sors comme ça me vient, en mélangeant mes impressions sur le livre et les petites pensées personnelles qu’il m’évoque.   Commentaire aussi fouillis que le bouquin, quoi ! (Amoureux de Pennac, me tapez pas !).

Daniel Pennac, ancien cancre. Qui l’eut cru ?

Ça doit donner de l’espoir à plus d’une maman inquiète !

Ah ! On voit le cancre autrement, n’est ce pas ?

Qu’est ce qu’il y a dedans ?

Souvenirs de l’époque ou il était un cancre.

Souvenirs de l’époque ou il était de l’autre coté, le professeur.

Pensées concernant l’école surtout , et puis la société, la mode (les modes).

Encore un livre sur l’école ! Oui, mais vu par un cancre, et par un professeur. Deux en un !

La souffrance de celui qui ne comprend pas, qui n’y arrive pas, qui abandonne…Qui ne se souvient pas d’un cancre dans sa classe ? Un martien ! Un être venu d’ailleurs. Celui qui n’arrivait pas à comprendre, certes, mais celui qui ne faisait rien pour arranger les choses. Les devoirs n’étaient pas faits, il n’écoutait pas, parfois même il était « perturbateur », et bien souvent il amusait ses camarades (moi la première). Mon cancre préféré, je lui passais mes devoirs-maison en échange de quelques rigolades. Chacun y trouvait son compte. Je ne culpabilisais pas. De toute manière, il ne voulait pas qu’on l’aide à comprendre, mais juste qu’on l’aide à se dépatouiller d’une situation désagréable sur le court terme, et basta ! En fait, je pensais que lui proposer une quelconque aide serait vu comme une insulte.

A vrai dire, avant ce bouquin, je n’ai jamais imaginé une minute qu’il ait pu souffrir… vraiment pas ! J’ai toujours pensé que mon cancre préféré était un clown amuseur qui ne comprenait pas parce qu’il n’avait pas envie de comprendre (et pas le temps non plus, car faire rire toute une classe, ça en prend, du temps…). Est ce qu’en réalité, il en bavait lui aussi, l’air de rien, et sans que personne n’y songe un instant ? Je ne le saurai jamais. Tant pis !

Le cancre Pennac a été sauvé… par des professeurs, dont il se souvient encore (on a tous dans nos têtes des professeurs dont on se souvient un peu plus que d’autres, qu’on ait été cancre ou pas).  Bizarrement, et c’est amusant, je garde un meilleur souvenir et j’ai plus de reconnaissance pour certains qui n’étaient pas « faciles », et même fermes, et rigides, et sévères, mais qui m’ont appris des choses que je garde précieusement en mémoire,  que pour certains « cool » mais dont j’ai totalement oublié la moindre parcelle de ce qu’ils m’ont enseigné. 

Le cancre est devenu professeur (et écrivain). Ses souvenirs d’élèves, de classes, de situations, de rencontres avec des élèves et leurs professeurs sont succulents. Un professeur ancien cancre qui tentera du mieux qu’il peut d’en sauver un maximum, d’élèves perdus. Un prof qui sait ce que c’est que d’être nul et de ne pas y arriver. Ça fait rêver…

Le professeur donne son point de vue sur l’école. Il prêche la bonne parole, un peu, comme un fervent curé publierait le sermon de toute une vie de sacerdoce. Honnêtement, c’est ce à quoi certaines parties m’ont fait penser.  Mais, l’homme est lucide. Le cancre le rattrape, et remet le moraliste à sa place. Dans l’ensemble (et dans l’humour) ça s’équilibre.

Bon, et puis, le livre se lit comme du bon pain. C’est simple à lire la plupart du temps (je n’ai cherché que très peu de mots). C’est plutôt agréable. Le livre fait remonter à la surface des milliers de souvenirs de cancres, de profs, de situations, de cours…

J’aime bien.

Heu.. par contre… Heureusement qu’il ne pèse pas cinq cent pages, parce que c’est un peu le désordre, à l’intérieur…

Je pense également qu’il doit être on ne peut plus intéressant à lire si on est enseignant, ou cancre, ou ancien cancre, ou maman d’un cancre…

Voir le cancre d’un autre regard, avec des yeux neufs et sans préjugés. Voir peut-être en lui le professeur de demain…

Voilà ! C’est pas exhaustif. C’est pas travaillé. Juste mes impressions éparpillées plus qu’un commentaire ou résumé de lecture.

Et… Meuh, oui, il le mérite, son prix ! 

J'ai commencé Tom est mort.

C'est ... heu.. glauque! Il me tyrannise un peu, ce bouquin...

J'aime jouer à lire des histoires, à m'identifier aux personnages que je rencontre, mais parfois, j'suis mauvaise joueuse.

J'en parlerai.

Posté par pitchval à 14:45 - une lectrice - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 novembre 2007

Un peu de tout

Bon, un peu de tout, ce matin, en attendant que mon carrelage sèche.

J’ai rien préparé du tout, alors qu’est ce que je pourrais vous proposer ?

Un bon chocolat chaud ? C’est de saison ! J’ai du « super poulain » et du lait.

Si vous voulez mieux, allez et . Le chocolat sera sans doute bien meilleur.

Et après ?

Ah ! Oui ! Anna Gavalda !

Terminé hier au soir (à une heure très raisonnable. Cette semaine, je me rachète une conduite).

Alors ? Alors ?

C’est nul !

Non, je plaisante ! Faites pas cette tête là !

Bien sûr que j’ai aimé. Je n’en ferais pas un billet à lui tout seul (puisque je suis sans doute la dernière de la blogosphère à l’avoir lu). Je dis juste qu’il est assez épais, mais pas assez, justement… J’ai regretté de l’avoir lu si vite. Touchée par les personnages. C’est beau d’aimer fort et sincère, non ? Je l’ai terminé, et dévoré. Je passe à autre chose (mais je reviendrai à Anna Gavalda dans pas longtemps, je pense).  Et même que pour une fois, j’ai envie de voir le film. J’ai entendu qu’il était très bien réussi. Qui l’a vu ?

Bon, sinon.. la bibliothèque !

J’ai emprunté… tin tin tin…

Chagrin d’école (Pennac). J’en ai entendu que du bien, et même la bibliothécaire a aimé, tellement qu’elle était très surprise que je sois la première à l’emprunter (enfin, que personne avant moi n’ai eu envie de le lire).

Tom est mort (Marie Darrieusecq). C’est la polémique autour de ce livre qui me rend curieuse. Je n’ai lu que Truisme de cet auteur… on verra bien.

Parce que je t’aime (Musso). Je savais que j’y reviendrais, à Musso. Pour me détendre.

Le seul soucis: par lequel je vais commencer?

Voilà ce qui va occuper mes soirées (avec les blogs, entre deux chapitres) de mes trois prochaines semaines. En fait, je crois que j’ai bien utilisé la bibliothèque : en empruntant des livres que je n’aurais pas  forcément acheté (enfin pas les trois),  des livres récents et qui ne sont pas sortis en format poche ( jamais, le même jour, j’aurais acheté trois bouquins comme ceux-ci).

Je vous dirai ce que j’en ai pensé.

Bon, et puis, puisque qu’une bloggeuse m’a demandé de lui conseiller une lecture, et que je n’ai rien su, sur le moment, lui conseiller d’autre que mon dernier livre lu, et bien je vais vous conseiller un site bourré de trésors.

Quand on a envie de lire mais qu’on sait pas quoi, ou quand on a envie de lire mais pas trop longtemps, ce site est une mine d’or. Il est blindé de textes de Maupassant (surtout de nouvelles). C’est pas le choix qui manque, et chaque texte est délicieux et mérite d’être lu.

Bien à vous.

Ici, le ménage est fait. C'est mercredi, et cet aprés midi, avec Gaby, on va faire des collages.

P1010008

Et moi, j'peux en coller aussi, des gommettes?

P1010011

Posté par pitchval à 12:00 - une lectrice - Commentaires [27] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3   Page suivante »