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Val ...
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31 mai 2007

J’ai perdu mon temps

Ce billet, je l’ai déjà écrit il y a un mois environ mais ggrrr l’ordi avait planté, j’avais pas enregistré… je recommence !

Comme vous le savez, nous sommes les heureux propriétaires… d’un lourd crédit immobilier, comme dirai une amie. Heureusement, le bon coté, c’est que ce crédit nous permet de jouir d’une maison avec un terrain, et d’y effectuer surtout beaucoup de travaux.

Par mis tout ce qu’il y a faire, rénover, remplacer, casser, raccommoder, creuser, reboucher, les fenêtres et portes en bois doivent être remplacées. Pour des économies d’énergie, pour un confort certain, et aussi pour un crédit d’impôt qui en découlera, nous avons fait le choix de confier cette tache délicate à une entreprise spécialisée dans les huisseries en PVC.

Nous n’en connaissions pas. « C’est pas grave, dans les pages jaunes, on en trouvera. » En fait, j’en ai trouvé une sans l’aide du bottin. Un samedi de courses, un stand commercial d’une entreprise de pose des huisseries de trouvait la. Le nom de la boite était sympa (le nom d’une pièce de Sartre que j’adore et dont je ne me lasse pas). C’est bien parti pour eux. Je les convoque pour un devis. Rendez vous est pris.

Les commerciaux arrivent à deux. Deux jeunes commerciaux dynamiques de moins de trente ans. Ils sont bien habillés, font propres sur eux. Ils ne sont pas avares de compliments concernant la beauté de mes enfants. Ils sont courtois, voire même galants. Tout commence donc pour le mieux.

Ils font le tour de la maison. Ils prennent des notes, ils mesurent. « Madame vos fenêtres sont très grandes, ce sera du sur mesure ». Ils me font peur, ça sera cher. Ils essayeront de faire baisser la note, ils verront ce qu’ils pourront faire. Les mesures sont prises, viennent les choix. Ils m’ouvrent le grand catalogue (palette de couleur, gamme de portes, volets roulant, volets battants). Il n’y a pas les prix, bien évidement. Je veux de la qualité, mais j’veux payer trop cher. Je fait mes choix. A ce stade de la partie, les interlocuteurs ne me paraissent plus des clones bien sapés à l’identiques, mais plutôt le bon et le méchant.

Le méchant  – Non, Madame, c’est moins cher, mais ça va pas faire très bien

Le gentil -  Après tout, chacun ses goûts, si la dame aime bien…

Je vous jure, c’est comme dans les films : quand une personne est interrogée par deux policiers, il y a toujours un flic gentil et un autre qui joue le rôle du vilain qui va lui faire cracher le morceau. Je pense que c’est pour déstabiliser  le gars et le faire cracher. Seulement, moi, je n’ai rien fait, c’est mon pognon que je vais cracher !

Bon, finalement, ça s’est bien fini. J’ai choisi , et puis point. Comme ça ce sera très bien, et puis voilà ! Je pense qu’ils vont bientôt s’en aller, il n’en fut rien. Ils entrent en scène pour un monologue (a deux) d’une bonne demie heure, me dressant la liste des qualités et engagements de leur super entreprise. C’est bien beau tout ça, mais il se fait tard. Tout ce qu’ils me chantent, c’est écrit dans leur bouquin, qu’ils m’ont donné l’autre jour au magasin. Je ne les écoute même plus, je veux en finir. Soudain ils se taisent. Ouf, ils vont pouvoir partir. Et  non, raté ! C’est pas encore le moment. Ils doivent remplir un questionnaire de qualité . Ils ont des questions à me poser. Je dois évaluer différents points de leur intervention : la présentation, les explications, les conseils… Je ne veux pas les vexer (et surtout me sauver). Je répond bien partout. Ce serait encore mieux, entre nous, il ils partaient… L’heure tourne, il se fait tard, je veux rentrer.

Logiquement, c’est terminé. J’attend qu’ils me disent que je recevrai leur devis à domicile. Non ! Le vilain me demande si je sais approximativement combien ça va me coûter « heu, non » (même si j’en ai une vague idée). Le gentil me demande quel est mon budget ; je ne répond pas. Mon budget dépendra de la somme qu’il me demandera. Le méchant a calculé. Je vais savoir en direct combien ça va me coûter.

Quinze mille euros ! Les bras m’en tombent, je suis sur le fesses. Les commerciaux ne sont pas choqués de ma réaction, ils doivent être habitués… « Attendez, Madame, c’est pas définitif, ça peut varier ». En effet, dans certains cas, on paye moins cher si on se décide rapidement, et la commande passe avec celles d’autres clients. Un coup de fil et un coup de calculette plus tard, et la somme faramineuse a baissé de 15% . « Que dis je ? 20% si vous signez le devis ce soir ».

Non, je ne signerai rien ce soir la. Je n’ai pas de devis détaillé, je n’ai pas fait établir un autre devis pour comparer. « Tant pis Madame, ça sera plein pot. On aur pourtant tout essayer pour vous arranger ».

Deux heures ont passé depuis leur arrivée. Ils s’en vont enfin, un peu fâchés…Ils en resteront la. Du moins sur le moment c’est ce que je crois.

Une semaine et un autre devis clair et précis établi plus tard (par un concurrent), et le gentil me rappelle :

-         Finalement, nous allons faire un effort, et si vos signez cette semaine, vous aurez moins 15% .

-         Je ne signerai rien sans un devis clair et précis, mettant en évidence le prix de chaque ouverture, mains d’œuvre métrage compris.

-         Madame je vous l’envoie…

-         J’ai fait établir un autre devis, qui est moins cher, presque de moitié, je voudrai comparer.

-         Vérifiez bien que les services de cette société. Vous donne t’elle droit, comme pour nous, au crédit d’impôts ?

C’est lâché ! Cette boite a tout compris. Facturer 30% de plus que les concurrents, ces 30% étant remboursés par l’Etat aux gens. Les gens, ça ne leur coûte pas plus cher. La boite, elle, fait son beurre de cette manière.

Bien entendu, je n’ai jamais reçu leur devis complet. J’ai bien reçu un papier, avec différents codes et prix a coté, mas rien d’expliqué, rien de concret. Je n’ai jamais eu le détail matériaux/main d’œuvre, comme je leur avait demandé. On comprend pourquoi, car leur concurrent -que j’ai choisi- m’a dit qu’ils avaient les mêmes fournisseurs. Détailler les devis montrerai aux pauvres clients qu’à qualité de produit égale, cette société facture la pose à des prix exorbitants.

Je me suis étendue sur le sujet. Je voulais montrer comment des personnes vulnérables et isolées pouvaient ainsi se faire voler par des boites sans scrupules.

Quand j’ai eu besoin, peu de temps après, de devis pour ma cuisine, j’ai pris mes jambes à mon cou quand le scénario s’est répété avec ce cuisiniste voulant (encore) me voler ! Décidément, des filous, il y en a dans tous les métiers (tout au moins du bâtiment).

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Commentaires
V
veut bien cliquer sur un lien dans la colonne à droite (un blog rien que pour notre maison), il s'apercevra que toutes ces choses neuves ne seront pas un luxe pour notre futur "quatre mur et un toit" :D !!!
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P
Valérie, vous n'avez pas le profil de celle qui se fait avoir. Ça se lit entre vos lignes.<br /> Une entreprise qui peut se permettre de déléguer deux (deux !) commerciaux doit trouver le moyen de les payer.<br /> Mais dites, des fenêtres, des portes, une cuisine !<br /> Mazette vous avez les moyens !<br /> Je connais une entreprise qui pourrait vous poser des gouttières en bronze du XVème siècle. Permettez que je vous adresse leurs commerciaux. Ils viendraient à trois, vous avez de quoi les coucher ?<br /> Et une salle de bains en marbre de Carrare ? Ça vous tenterait, pour les petits !<br /> Bien à vous !
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T
c'est clair! quand on a affaire aux commerciaux, il faut très bien connaître le domaine pour les coincer (genre mon mari). Nous aussi on avait fait effectuer un devis d'huisserie par une grande marque, le commercial était tiptop, mais un an après, je n'ai toujours pas le devis. On a vu avec les artisans du cru, qui n'ont ni commerciaux, ni horaires de travail, ni plaquettes publicitaires, mais le bouche à oreille marche aussi ;-)
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