A moitié vide
A moitié vide, ma maison.
Les bibelots ont déserté les lieux, les murs sont blancs et sans aucun ornement.
Les étagères qui font office de bibliothèque sont vides.
Les DVD sont partis.
Les CD les ont suivis.
Les casseroles les plus grandes, les plus petites aussi, ont quitté les placards. Il n’en reste que deux.
La vaisselle des grands jours a abandonné ce pauvre buffet creux.
Les armoires ont été délestée des vêtements d’hiver.
Même les jouets les moins sollicités ont quitté les coffres.
Les nappes, torchons, serviettes, gants, peignoirs, dans leur grande majorité, se sont éloignés des quelques retardataires qui sont restés !
A moitié vide. D’autres diraient à moitié pleine. La maison est à moitié pleine ! Grand bien nous fasse ! Nous pouvons encore y vivre !
Les meubles persistent encore, même si certains sont en cours de démontage.
Non, nous n’avons pas été saisis.
Non, non, nous ne maltraitons pas nos objets quotidiens… qui auraient du coup pris la fuite dans la nuit !
Tous les absents sont en cartons.
Tous les manquants nous ont devancé.
Ils sont déjà partis pour se familiariser avec les nouveaux locaux.
Ils sont là bas, dans « l’autre maison » à nous attendre patiemment.
Nous sommes jeudi, si je ne m’abuse.
Nous quitterons nous aussi, avec le reste des affaires, la maison jeudi, dans deux semaines.
Ça va passer vite…
Pas question de perdre du temps ce jour là.
Durant ces quatorze prochains jours, les lieux se videront petit à petit, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien.
Nous ne sommes pas tristes.
Nous n’allons pas loin.
La nouvelle maison est posée sur la même commune, à un petit kilomètre de celle-ci.
Ce sera rapide.
Rapide !
Il le faut.
On est fous.
Nous déménagerons le jeudi (une journée suffira, pour emmener les meubles restants à un kilomètre).
Nous partirons le vendredi, pour le Perche. Un week end prolongé, juste après l’effort d’un déménagement.
Pour s’habituer aux lieux ? On aura tout le loisir de le faire après.
Dans quinze jours, nous déménageons, puis nous partons en week end ! C’est ainsi.
Encore plus fous ?
On peut le faire.
Nous arriverons donc dans le Perche le vendredi, fatigués par la route et un déménagement.
Le samedi, nous fêterons le premier anniversaire de notre rayon de soleil.
Le dimanche, un baptême fera de moi une marraine.
Le lundi, nous reprendrons la route.
CAR :
Peut être que Gabriel fera sa première rentrée (à l’école) le mardi.
Peut être.
Nous ne le saurons que le lundi, la veille au soir, en rentrant du Perche.
Les rentrées des tout petits s’échelonnent sur toute la semaine. Le jour de rentrée des bambins sera affiché aux grilles de l’école quelques jours seulement avant.
Nous verrons bien…
La maison se vide.
Heureusement, le PC est gardé pour le moment…
Nous vidons une maison pour la deuxième fois.
Il y a un an et demi, nous vidions celle de Rémalard, et nous collions un panneau « à vendre » pour partir …
Cette fois, c’est plus cool. Nous rendons juste les clefs, en gentils locataires. Là, nous allons à un kilomètre, et pas à 450 !
Décidément, je ne tiens pas en place.
Ou ai je vécu le plus longtemps ?
Sont hors jeu les lieux suivants :
York (Angleterre) : 2 mois
La Rochelle centre (transition) : 1 mois
Banlieue Parisienne (raisons professionnelles) : 2 mois
Ont perdu les lieux ci après :
Le Mans( études obligent) : 2 ans
Paris 14eme : 3 ans
Condé sur Huisne : 3 ans
Font une meilleur score les villes suivantes :
Fontaine Simon : 4 ans
Rémalard : 4 ans
Gagne haut la main :
Bellou sur Huisne : 7 ans !!!!
Le compte est bon !!!!
Et ici… ici, 1 an et sept mois. Mais la petite ville n’a pas dit son dernier mot, car si nous changeons de maison, nous ne la quittons pas ! Et elle nous plait beaucoup !!!
Bon, ben c’est pas le tout, mais j’ai des cartons à remplir, moi !