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Val ...
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15 août 2007

Dictature... oppression !!!

J’écris. J’écris sur mon blog et j’aime ça. Je me crois libre d’écrire ce que je veux. Pas tout à fait, en réalité. Censure morale ? Tout à fait ! Pudeur ? un peu. Peur de choquer ? Aussi. Raisons multiples, variées… mais morales ? Pas seulement !

J’écris, et même lorsque mes écrits sont moralement corrects, je suis sous le coup de bâton d’un vrai tyran, qui me censure au quotidien.

Ce despote, il est plus sournois. Il est plus discret, plus délicat, plus mesuré. N’empêche, il me bat, il me domine, c’est lui le maître. J’ai déjà tenté d’écrire sans lui, de l’ignorer, de remettre en cause sa suprématie. Je n’y arrive pas tout à fait. Oh, bien sur, sur le coup, ça me libère. Sans lui, je me sens comme un petit poisson créatif, qui peut créer à l’infini.. de l’infiniment  fertile. Si je me sauve de son autorité, je gagne du temps, un temps fou. J’écris au gré de mes idées, sans réfléchir à autre chose qu’au fil de ma pensée. Je me crois toute puissante. Je ne dépend plus d’aucune force éminente.

Cette légèreté ne dure qu’un temps. La réalité me rattrape. De moi même, à la fin de mon récit, je me soumet. Inconsciemment, je me fait docile à mon bourreau. Je reprend le texte du début, et je l’assujetti aux exigences du monarque. Bien sur, mon texte et moi, on garde une certaine arrogance, et un semblant de dignité. Nous arrivons tous deux, main dans la main,  à résister et a laisser passer certains mots en zone libre. Les mots s’échappent ainsi de l’emprise de l’empereur et fuient, libres, heureux, mais vite rattrapés.

Ils sont rattrapés, non pas par l’oppresseur, mais par ses partisans. Et croyez moi, ils sont nombreux. Ils sont partout, et même on ou ne soupçonnerait même pas leur présence. Ils collaborent et s’efforcent de faire régner l’ordre voulu par leur maître absolu. Mon texte et moi, on a peur. On est terrorisés par les éventuelles attaques des sectateurs. On se sens oppressés, tous les deux. Une fois le texte libre en ligne, on craint les représailles. Surtout moi. Mon texte, c’est pas vraiment sa faute, il s’en fiche. Moi, je risque à tous moment d’être montrée du doigt, avec un texte qui transgresse la loi incontestable. Au mieux, le lecteur adepte se taira par politesse. Le zélateur, lui me fera une remarque. Le petit soldat reprendra mes erreurs pour mettre mon texte dans le droit chemin. Le religieux m’ouvrira la porte de la sagesse, en me rappelant la règle affectueusement. Le fanatique passera son chemin, et me fuira comme la peste. Censurée, à cause de ma soif de libertés!

Pour éviter le massacre, je devrai moi aussi me soumettre complètement, et sans concession. J’y pense. Bien sur, j’aimerai, moi aussi, entrer dans cette secte d’initiés. J’aimerai me soumettre à toutes les règles partiales imposées. Il faudrait que je les apprennent. Toutes. Comme tout tyran, ces règles à lui sont arbitraires. J’ai du mal à m’y résoudre, sûrement un peu pour ça, d’ailleurs… peut être aussi parce que je suis une rebelle.. un peu. Surtout parce que je suis étourdie. Je suis imprudente, je ne sens pas le danger venir, quand j’écris. Un jour, ça me coûtera cher…Si ça se trouve, mon écriture finira au bagne, ou sera condamnée à la peine capitale, si je ne m’efforce pas d’obéir !!!

Je dois devenir un bon petit soldat, docile et obéissant. Je dois m’efforcer de lécher les bottes de mon Roi, d’être une gentille courtisane (c’est comme ça qu’on réussi, dans la vie… en flattant,  n’est ce pas ?). Je dois lui faire honneur, et chanter sa gloire, et lui faire les révérences qu’il mérite. Il faut que je m’efforce de le considérer comme une instance supérieure, une ligne de conduite à suivre à la lettre, un maître tout puissant, un référent indéniable… il faut que j’arrête mes fantaisies stupides, qui me coûterons la vie !!!

Ce tyran est d’autant plus redoutable qu’il est de sexe féminin !

Si votre Excellence daignait me dicter l'orthographe des mots lettre à lettre, les envieux ne sauraient plus que dire. ( Stendhal, Chartreuse)

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Commentaires
L
La faute d'ortographe et la page blanche (ou l'écran blanc en l'occurence), mes 2 angoisses de blogeur débutant. Pour la seconde, pour l'instant je touche du bois, pour la première...<br /> Ne t'en fais pas ôur les fautes, ce qui compte, c'est que tu continues à avoir l'inspiration.<br /> A bientot.
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F
merci Val pour votre commentaire qui m'a permis de découvrir votre blog que je trouve très sympa. Heureuse de rencontrer une passionnée des mots. j'ai été scotchée par "je suis un homme" j'ai ressenti la charge émotionnelle que dégage ce texte. Au delà de l'aspect négatif du personnage j'ai trouvé très réaliste le passage sur la phase terminale de fin de vie. Concernant le dictateur, j'avoue que je suis fort docile sous le joug, sauf etourderie de ma part. En mémoire de mon Bac littéraire il y a....ans!
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K
Comment dis t'on déjà à la belote ? Je passe ?<br /> Oui...donc je passe...lol...j'suis pas tombée dans la bonne marmite.
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V
Tout d'abord, vous me rassurez, Papistache!<br /> Si je fait des fautes, c'est juste parce que je n'ai pas encore reçu ce don divin...<br /> <br /> Pour Obélix, et bien, si certains sont tombés dans la marmitte, ils ont bien de la chance! <br /> <br /> Pour les problème, j'avoue ne pas avoir la réponse tout à fait, mais je peux emmettre des hypothèses.<br /> Peut être que les mères des Obélix, quan dils sont tombés dans cette grande et belle marmitte, étaient tout simplement en train de faire mijoter avec soin la potion, non? Peut être même qu'elle leur préparaient cette potion pour eux, justement... pour les armer au maximum!<br /> <br /> Pour la seconde, c'est encore plus difficile...puisque pour moi le bain était gelé, et que je suis frileuse, je n'y ai mis qu'un bout de nez...il était loin hein, le talon? <br /> La tolérance? Hum... j'sais pas! Un Achille comme vous a un seuil élévé alors... et d'autres arrivent à la tolérance 0 (hihi) rapidement !!!
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P
Val, je reviens sur le religieux.<br /> <br /> Si, effectivement, l'orthographe est une religion alors certains seraient croyants non pratiquants et d'autres auraient la foi.<br /> Comme la foi est un don de Dieu (ici le Petit Robert, donc un don de Bob )inutile de chercher à modifier son rapport à l'orthographe, juste attendre que Bob décide que nous sommes enfin dignes de la grande conversion.<br /> <br /> Mais, autre image, si comme Obélix certains étaient tombés dans la marmite tout petits, on comprendrait qu'ils n'aient pas besoin de goûter à la potion avant de combattre les exceptions.<br /> <br /> D'où problème : Que faisaient les mères de ces Obélix le jour où ils sont tombés dans la marmite du druide ? <br /> A moins que comme Achille ils n'aient été plongés dans le bain, tenus par le talon. <br /> Et là, second problème: Où se situe-t-il ce fameux talon ? Leur tolérance, peut-être ?
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