Vite vite !
Vite, petit billet du matin, fais vite si tu veux être publié.
Vite, dépêche, billet du matin, livre tes secrets.
Allons, magne, petit billet ! Preuve que je manque encore un peu de dextérité !
Tape, tape sur le clavier.
Ne réfléchi pas à ce que tu vas noter.
Tu écris et c’est tout. N’importe quoi et basta !
Grouille, écris quelque chose, j’sais pas, moi, raconte ta journée.
Tu l’as déjà fait hier, à force ça va lasser.
Ecris des mots que t’aime bien, n’essaye pas de les aligner.
Ne donnes pas de sens à ton billet, écris au pif, des lettres qui se suivent, et poste le billet.
Qui s’en rendra compte ? Personne !
Ah, ben si.
En commençant à rédiger un billet qui dit n’importe quoi, mon rêve de cette nuit me revient.
Je vais le raconter, au lieu de lister mes mots préférés.
Je me gare et je rentre par l’atelier. Il fait sombre, mais je distingue quelques visages connus. J’entre dans un bureau que je connais. Il faut faire vite, qu’on me dit, car le nouveau patron est pas commode, et si il me trouve ici, il sera très fâché.
Il y a un comptable qui discute, je ne sais plus avec qui. Il y a ma collègue des achats, très traumatisée par la nouvelle direction mal lunée. Il y a les collègues de l’atelier, ceux des bureaux, ce qui sont restés.
Vite il fallait que je me cache, car le patron arrivait. Même pas eu le temps de monter au bureau d’études, ou j’avais l’habitude d’aller boire mon café.
Après, je ne sais plus. Je crois que les pleurs nocturne de Elisa m’ont réveillée.
Signification du rêve ?
J’suis comme vous, j’en sais rien.
Le rêve m’a un peu déroutée, troublée…
Pendant notre séjour dans le Perche ce week end, je suis passée devant plusieurs fois. Pas pu m’arrêter. Pas pu aller boire un café là bas. Manque de temps ! Pas seulement… disons que profiter de notre séjour pour des raisons bien sombres pour aller visiter mes anciens collègues, j’ai trouvé ça indécent.
Je suis passée en voiture devant, j’ai tourné la tête à chaque fois en direction du bâtiment.
D’habitude, même quand je n’y vais pas, j’en croise sur le marché, à la boulangerie, au tabac.
Là, je n’ai vu personne.
Orpheline de nouvelles de ce qui partageaient avant mes huit heures quotidiennes.
C’est pour ça que j’ai rêvé d’eux ? Et de cet étrange patron qui ne voulait pas que je les voit ?
L’autorité qui refuse que je garde des contacts avec mes frères de bureau…
Etrange !
Dans mon rêve, j’ai bravé l’interdit. J’y étais. Je les ai vus.
Les voir, ou bien ??? Est ce que, inconsciemment, le travail me manque ? Pas le travail ménager et autre, non, le fait de partir chaque matin pour le bureau ?
Récemment, j’ai aussi envisagé de repartir travailler à temps partiel, histoire de me changer les idées…
Mais… école, nourrice, horaires, tâches ménagères, mariage à organiser, maison à terminer, et aussi et surtout un planning 2008 de chéri de mon cœur, avec des heures et des semaines de travail à n’en plus finir…
Tu fais ce que tu veux, mais si j’étais toi, je ne reprendrais pas…ça va pas être facile, ça sera difficile, on manquera de temps… les enfants te manqueront, et inversement.
Vous connaissez certainement ce que disent certains parents : je veux ce qu’il y a de mieux pour mes enfants, loin du stress, des transports, des levers aux aurores, des couchers sans avoir dit bonsoir car les parents sont pas rentrés… sont trop petits pour cette vie de fou !
Moi je rajouterai juste :
Je veux ce qu’il y a de mieux pour mes enfants, mais comme moi j’aime bosser, et que je bosse énormément, et que j’ai pas envie de lâcher du lest, je délègue à leur Maman.
J’exagère un petit peu… ça doit être ce rêve qui m’a désorientée !
La vérité vraie, c’est qu’après qu’il m’ait énoncé tous ses arguments à décharge, j’ai moi même renoncé !
J’suis plus audacieuse, dans mes rêves. Je fonce, tête baissée !
Bon, vite, vite !
Ce n’est pas un rêve étrange qui va me gâcher ma journée.
En bonne maman au foyer, je vais ce midi, après l’école, déjeuner avec une autre Maman, au foyer elle aussi… Cet après midi on emmènera tous nos bambins voir les chèvres dans une ferme pas loin.