Ça fait toujours plaisir
Non, ça fait vraiment plaisir !
Chaque jour je me connecte ici. Chaque jour ! Si je ne le fait pas, c’est que je n’ai pas de connexion, ou alors qu’un obstacle de taille s’est immiscé entre moi et lui.
Sinon, je viens tous les jours ! Je ne sais pas faire autrement. Je ne sais pas le bouder ou l’ignorer. Je n’en ai pas la volonté. Et c’est tant mieux. J’ai pas besoin de sevrage. J’ai pas besoin de m’en détacher, même pour un temps. J’ai voulu jouer, et je me suis prise au jeu. Non ! Le jeu m’a prise !
C’est comme le tabac ! On goûte la première fois pour essayer et faire comme tout le monde. Certains n’aiment pas et passent leur chemin. D’autres, comme moi, restent accros et ont besoin de leur dose quotidienne ! Sauf que le blog, ça donne pas le cancer ! Sauf que le blog, c’est gratuit, si on a déjà une connexion !
Je vais pas vous refaire le numéro du pourquoi du blog, de ce qu’il apporte d’amitié, de satisfaction personnelle, mais un peu quand même.
En ce moment, chaque matin, quand j’ouvre mon blog coté coulisses je suis agréablement surprise par mes statistique. Ça flatte l’ego…sûrement…
En ce moment, chaque matin, quand j’ouvre mon blog coté scène, je suis agréablement surprise par le nombre de commentaire déposés, à la hâte, ou alors méticuleusement.
Il y a de tout.
Des petits bisous lâchés, des petits commentaires affectueux déposés, des grands textes réfléchis, de douces reproches à peine perceptibles, de délicates moqueries, des brins de railleries, des déclarations d’amitié, des phrases de soutient…
C’est selon !
C’est selon le billet.
C’est selon le lecteur !
Le lecteur (enfin la lectrice, souvent) qui est amie, qui me connaît… celle avec qui le déguisement du blog est vain, laissera un mot d’amitié, ou alors un compliment même pas mérité. J’avoue que j’ai un faible pour ces commentaires là. J’avoue que ça me flatte quand les intimes à qui j’ai donné les clefs du lieu passent et me laissent un mot. J’avoue que je suis ravie que personne qui me connaît me trouve très différente sur le blog que en réalité. J’essaye d’être vraie. J’aime que la page reflète ce que je suis… mais un reflet n’est jamais qu’un reflet. Un reflet n’est jamais qu’une illusion. Un reflet n’est jamais qu’une réplique imparfaite… Mais si personne ne me fait la remarque, c’est que je m’applique tout de même dans l’imitation.
Il y a le lecteur (enfin, bien souvent la lectrice, hein) qui me connaît un tout petit peu. C’est pas un proche, c’est pas un intime, mais j’ai donné les clefs car il/elle m’inspirait confiance. Là, c’est un peu différent. La nuance est importante. Cette personne connaît la façade, mais il n’est pas entré à l’intérieur. Je lui propose une visite virtuelle, non exhaustive mais une visite des pièces principales. On ne montre pas toutes les pièces intimes à un visiteur… Celui-là je l’aime bien aussi (je les aime tous bien). Je lui offre ce que j’aimerai avoir. Ben oui, j’aimerai bien percer l’habitacle des gens que je connais, parfois…
J’aime aussi me rendre compte qu’il passe… j’aime bien qu’il donne son avis.
Evidement, ce sont deux catégories de lecteurs qui me connaissent. Vous vous doutez bien que les mots laissés sont souvent bienveillants. Vous vous doutez bien que j’aurai du mal à les choquer, à les berner, surprendre, ces lecteurs ! Parfois quand même j’y arrive ! J’y arrive et leurs commentaires restent sympathiques. Heureusement qu’on m’a appris à lire entre les lignes pour prendre la température…
Et puis il y a …
Il y a ceux que je ne connais pas. Enfin, ceux que je n’ai jamais rencontrés mais qui forment ma blogobule. Les liens sont exclusivement virtuels, pourtant je les sens très proches de moi. Et je dois être dans le vrai. J’ai appris à lire entre les lignes ! Commentaires échangés, sur leurs blogs et le mien. Parfois, plus loin… discussions sur msn à des heures peu raisonnables, lettres manuscrites et autre envoyés et reçus.
Avec certains, je la prend sans soucis, la température… ils ne me connaissent pas. Ils n’ont que le billet pour me juger, pour me connaître. Ils peuvent pas y voir autre chose que ce qui est écrit. Alors, ils la donnent, la température ! Immédiatement !
Bon, mauvais, osé, drôle, indiscret, inutile…
Je fais pareil chez eux.
Ils y a les bloggeurs moins intimes, ceux qui passent un peu moins souvent, mais qui reviennent quand même à intervalles réguliers ou non. En général, c’est comme un match de ping pong. Je ne sais pas pourquoi, mais ce sont exactement ceux que j’aime visiter de temps en temps, mais chez qui je ne me rend pas tous les jours. J’aime leur univers, j’aime aller à leur rencontre, mais pas tout le temps… Ils sont a mille lieues de mes broutilles. Ils ont des blogs sérieux, sages, travaillés. J’aime m’y rendre pour me sortir un peu de mon univers léger. Pour eux, ça doit être l’inverse…En général, leurs commentaires sont très justes et précis. Ils en laissent pas chaque jour, ils ne lisent pas tout, mais quand ils passent, ils s’attardent et pèsent leurs mots.
Il y a les gens de passage, qui venaient chercher quelque chose de précis. Bien souvent, ils ne trouvent pas l’info chez moi. Tant pis, certains vont malgré tout au bout de leur lecture et laissent une trace. C’est une vraie satisfaction de découvrir le commentaire d’un inconnu. Souvent, ça me permet de découvrir un univers à mon tour… parfois on s’attache, d’autre fois c’est un contact éphémère. Pas grave, ça fait toujours plaisir.
Ils y a ceux, qui ne me connaissent pas, et qui laissent un message un peu rude ! Et ben ils ont bien le droit !
Je n’ai modéré mais commentaires qu’une seule fois : le gars laissait un lien porno hi hi ! Ils aiment pas et le disent… en général je manie la dérision pour leur répondre… si ça ne me touche pas. Si ça me blesse, je cherche à comprendre. Parfois, je me remet en question.
Ben oui, le blog, c’est aussi une école d’humilité, non ?
Vous l’aurez compris, j’aime les commentaires.
Vous l’aurez compris, je suis comblée.
Je ne cherche pas à m’étendre et à en avoir cent par billet. Parfois (pas souvent hein, faut pas exagérer), je regrette même l’intimité des débuts, quand chaque billet ne m’apportait qu’entre zéro et deux commentaire tout au plus.
Non… c’est pas vrai ! Bien sûr que c’est pas vrai !
J’aime mon blog et les lecteurs, et surtout les commentaires.
Je sais même pas, parfois, si je préfère le moment ou j’écris le billet ou le moment ou je découvre les commentaires qu’il a suscité. Je ne sais même pas !
D’accord, je préfère un peu écrire. Mais juste un peu, et la lecture de vos commentaires vient juste après !
C’est légitime, non ?
Qui tient son blog pour lui-même et pour ne pas être lu et commenté ?
QUI ?
Moi je n’en connais aucun !