Des folies
Puisque c’était la semaine de toute les folies, je n’étais plus à une prés, n’est ce pas ?
Déjà, chaque soir, je m’étais couchée tard pour lire ou écrire. Aucun regret, à l’exception de celui de me rendre compte que j’arrive à la fin du bouquin. Aucun regret, j’ai écrit des textes pour d’autres blogs. J’en parlerai quand ils seront en ligne.
Hier soir, j’ai terminé la semaine en beauté. Soyons fous ! J’ai passé toutes mes premières moitiés de nuit éveillée, j’allais pas changer la donne le samedi soir.
Mais hier soir, je n’ai pas lu, je n’ai pas écrit non plus comme j’ai l’habitude de le faire. Hier soir, j’ai « marathonné ». Je savais ce qu’était un marathon d’écriture. Je l’avais déjà découvert, l’espace du marathon. J’avais lu. Je les avais enviés, les marathoniens !
Que ça doit être sympa d’écrire sans compter ! (ni les mots, ni les heures). Pourtant, je ne m’étais pas manifestée. J’étais pas prête. Je ne connaissais pas les participants ou si peu… ça, c’était au printemps dernier.
Cette semaine, j’ai sauté le pas. Celui-là, de marathon, il me faisait très envie. Ecrire dans ces conditions (inconnues) m’a attirée. Aller, on se lance, et on verra. Une expérience est toujours bonne à prendre !
Le principe est simple. S’engager à publier un texte par heure pendant ou moins trois heures d’affilée.
Il était vingt heures. Je visais les quatre heures non-stop. J’en ai fait cinq.
Cinq heures à écrire. Un texte par heure. Je n’avais jamais écrit ainsi.
Alors, c’est comment ?
Difficile ! Pour moi, ce fut difficile ! Pas de tenir le choc, non. J’étais en forme et concentrée. Et puis, il y a plus déplaisant, non ? C’est agréable d’écrire durant cinq heures !
Non, le plus difficile, c’est de ne pas fonctionner comme d’ordinaire.
On attaque, on s’y colle, et on a aucune idée, à l’avance, de ce qu’on va produire.
Ici, quand j’écris mon billet, même si je ne le travaille pas des masses, j’y ai pensé et repensé, et il est déjà conçut, dans ses grandes lignes, dans ma tête.
Ici, c’est facile. Si le texte ne me plait pas du tout, j’efface tout et j’en recommence un autre, parfois vraiment différent du premier.
Ici, je sais qui viendra lire (en général) , je sais ce que je peux écrire, ce qu’il vaut mieux taire, ce qui est indécent (quoique)… enfin, je règne en maître, quoi !
Hier soir, non !
J’ai posté le premier texte sans avoir la moindre idée de ce qu’allait bien pouvoir révéler le second. Pas le temps d’y penser avant d’être en face de la nouvelle feuille blanche.
En une heure, pas le temps de réfléchir à tout. Pas le temps d’effacer et de tout recommencer, car l’heure tourne. Quand ça ne me convenait pas, j’ai publié et basta ! Pas le temps non plus de penser à ce que penseront les éventuels lecteurs ! Trop tard. Enfin.. oui et non ! J’y pensais tout en écrivant. J’ai eu l’impression que la nuit, la solitude et la course contre la montre appelaient aux confidences. C’est traître ! J’ai dû me surveiller pour ne pas écrire n’importe quoi… enfin j’me comprend !
Et de toute façon, si j’ai été trop loin dans ce que je voulais écrire… tant pis ! Faut publier ! C’est comme ça !
Et donc ?
Ben… c’était vraiment enrichissant ! C’est un cadeau qu’on s’offre à soi-même. Des heures de solitude avec un clavier pour seul compagnon (et des marathoniens aussi, hein !). Cinq heures seule avec cinq feuilles blanches à remplir. Très instructif, d’écrire de cette manière, à la volée.
Je ne me suis pas du tout demandée si ça permettait de progresser ou non. J’en sais rien. En tous cas, une chose est sûre, ça offre un dépaysement total.
Ce fût une grande récréation. J’ai adoré le faire !
Je me suis aperçue (il y a un moment déjà) que quelqu’un venait lire ici sans jamais commenter. Ça ne me trouble pas. Commenter, c’est pas une obligation, loin de là…ça frustre simplement ma curiosité … même si j’ai une petite idée… Enfin bon, je voulais dire à cet(te) inconnu(e) que je l’embrassais, et que je lui laisse un double des clefs.