Et un texte sorti du congelo?
Un texte écrit il y a un bon mois et pioché dans ma réserve, ça vous ira? Pour ce soir? J'aurai aimé en écrire un frais, mais j'ai pas bu mon café.
J’aimerai bien lui dire en face ou par écrit tout ce que je pense de lui. Je pourrais lui envoyer une lettre, comme une groupie écrit à son idole. Sans espérer qu’il la lise, sans désir d’avoir une réponse, ni rien du tout.
Mais.. qu’est ce que j’y mettrai, dans la lettre ? Des mots idiots, des mots imprécis, niais, enfantins et maladroits. Comment je pourrais lui expliquer tout ça ? Mettre à plat des ressentis inexplicables et impossibles à décrire, à cause de leur complexité.
Pas de leur ambiguïté, mais de leur complexité !
A quoi ça servirait, d’écrire une lettre toute penaude remplie d’éloges confuses et embrouillées ?
Ça le ferait fuir, si ça se trouve.
Et en vrai ? Pourquoi ne pas le lui dire de visu ?
Je serai encore moins crédible. Rouge comme une tomate. Mal à l’aise comme jamais, comme une gamine haute comme trois pommes qui lèverait la tête dans l’espoir de s’adresser à une montagne !
Pourquoi je me prend la tête ? Je ne dis rien, et puis basta !
Evidement, c’est la solution la plus facile, et c’est d’ailleurs celle que je met en pratique depuis le début.
Et la sincérité ? Pff ! Niaiserie ! Et le respect ? Foutaise !
Erreur ! Pas foutaise !
Le respect ! Pas une politesse de rigueur ! Non ! Un culte, plutôt. Une estime infinie.
Des choses qui ne se disent pas, quoi… des choses trop grandioses et fortes pour être décentes et convenables.
Je ne maîtrise pas mon sujet. J’ai besoin d’un guide. J’ai trouvé un maître.
Je ne demande pas la lune. Je ne veux pas son cœur. Je ne veux pas son corps. Je ne veux que des techniques. Je ne veux que des astuces, des méthodes, des conseils.
Mais, c’est déjà trop…
Texte écrit pendant le marathon d'écriture.
