Je suis en vacances
Ah ! Mais je vous entends d’ici : « Elle y est toujours, en congé, de toute manière ! Congé perpétuel… ».
Et je vous réponds : « Bien sûr que oui ! Et comment ! . Je suis en repos à longueur d’année. Inactive (à peu prés) je suis. Ma vie n’est que loisirs ou presque. Je navigue entre détente (démesurée) que me procurent les tâches ménagères (nombreuses) et relâche qu’occasionne l’envie de jouer (infinie) des enfants.
Alors, comment être en vacances, quand on y est déjà à longueur d’année ?
Et bien, durant toute la semaine qui arrive, je ne garde pas le petit lutin. Non, non. Il est parti en vacances, lui aussi. Voyez que je ne suis pas la seule à user des grands mots. Un lutin, c’est toujours en vacances aussi. Et pourtant il part en vacances, lui aussi ! Comme quoi tout le monde y a droit…aux vacances.
Cette semaine, j’aurai douze heures (temps de garde hebdomadaire) de plus pour faire tout ce dont j’ai envie. C’est pas la classe, ça ?
A quoi vais-je utilisez toute ces heures ? Aïe, alors là, j’hésite ! Je n’ai que l’embarras du choix.
Voyons déjà quels moments de mes journées ce répit me libère.
Lundi, mardi, jeudi, vendredi, de dix huit heures à vingt heures (déjà dit l’autre jour, mais ne croyez pas que vous aurez de l’inédit à chaque billet!).
Mercredi matin, de sept à neuf heures, puis le soir de …dix huit à vingt heure, évidemment !
Bon, ça , c’est fait.
Voyons ce que la présence du lutin m’impose comme contraintes :
Aller le chercher à la garderie le soir, lui faire prendre son bain, le mettre en pyjamas, le faire dîner, surveiller ses jeux.
Me lever pour l’accueillir le mercredi matin. Petit déj’. Surveiller ses jeux. Le déposer à la garderie.
Whou ha ! Je n’aurai rien de tout ça à faire pendant toute la semaine à venir. Chouette !
Voyons ce que je suis obligée de faire (quand même !) pendant les laps de temps appartis habituellement à sa garde (c’est français, vous croyez ? ma phrase… non mais là, j’ai un gros doute. Enfin, tant pis. Comme je dis souvent, ça ne sera pas la première fois ni… ).
Soir : Faire prendre le bain de mes enfants à moi, les mettre en pyjamas, les faire dîner, surveiller leurs jeux.
Mercredi matin : me lever parce qu’ils sont matinaux. Petit dej’. Surveiller leurs jeux.
Bon, ben mince alors.
Oubliez les douze heures.
Le temps que je peux me dégagez, cette semaine, est seulement celui des allers et retour à la garderie.
Soit dix minutes les lundi, mardi, jeudi et vendredi, et (Oh ! Quelle chance !) , vingt minutes le mercredi!
Cinquante minutes, quoi ! C’est trop de bonheur ! Surtout qu’elle ne sont pas consécutives. Ça fait une tranche de repos quotidien, et deux le mercredi (logique, c’est le jour des enfants ! Et je suis une enfant…).
Comment vais-je utilisez, donc, ces dix minutes quotidiennes, de dix sept heures cinquante cinq à dix huit heures et cinq minutes chaque jour de semaine ?
Plus (et ça c’est fort), ces dix minutes supplémentaire de mercredi matin, de huit heure cinquante cinq à neuf heures cinq.
Soyons même généreux ! Soyons fous ! Carrément…
Je peux vous assurer ( car j’ai eu tout le loisir de m’en rendre compte… ) que couvrir de manteaux chauds, d’écharpes, de bonnets trois enfant et les attacher dans l’auto demande au moins (quand ils sont coopératifs) cinq bonnes minutes ! Et quatre pour ressortir deux enfants de l’auto et les déshabiller !
Le soir, ça ne compte pas. Je ne les emmène pas, les miens. Ils restent avec Papoune. Mais le mercredi matin, si !
Et cinq minutes supplémentaires ! Cinq !
Plus quatre au retour ! Quatre !
Alors ?
Le mercredi matin, je gagne dix neuf minutes, en vrai !
Trop de bol !
Bilan : je suis en vacances pour une semaine , et voyez comme je ne fais rien en temps normal, puisque mes vacances ne vont me faire bénéficier que de dix neuf minutes de tranquillité le jour le plus libéré, et les autres jours, dix pauvres minutes!
MAIS ! Voyez comme je sais me contenter de peu, puisque j’en suis absolument ravie.
Bon samedi…