Avec le temps…
Un peu d’absurdité, ça fait pas de mal ….Si ? OH… si peu…non ? Vraiment pas ? Une petite folie… de temps en temps ? Aller, faite un effort ? Pour faire plaisir…
Avec un temps pareil, on pourrait presque manger dehors ! (comme ça vous saurez ce que je suis en train de lire).
Mais… même si on a le temps adéquat…
Admettons qu’on l’ait. On oublie le « presque ». On a le temps qu’il nous faut pour pouvoir manger dehors. C’est dit ! On dirait aussi qu’on a tout ce qu’il faut : table, chaises, parasol, blousons légers (quand même…).
On recommence, donc…
Avec un temps pareil, on pourrait manger dehors …C’est sûr !
Mais ! Car il y a souvent un « mais » …Et des mets, aussi. Pour manger dehors, il vaudrait mieux.
Mais, pour ce plaisir tant attendu, en a-t’on forcément le temps ?
Temps (n’) est, compliquée !
Compliquée ? Temps que ça ? Temps (n’) est sûr ? Temps que moi, je m’y retrouve…
Le temps s’y prête. Le temps invite à l’abandon. A l’abandon ! (L'abandon, tout s'apprend,
dans les danses et les jeux d'enfants…).
Il est généreux, le temps. Pour cette raison, sans doute, on l’appelle le beau temps. On le flatte. Tu parles, un tel bienfaiteur…
Moi, je préférerais dire le bon temps. Hé ! Il nous invite à l’abandon (l’abandon, tout petit, mes Iles initient à l’amour ici…), c’est pas rien ! Quelle chouette sollicitation ! C’est trop d’honneur…
Le temps, l’autre, est moins condescendant. Parfois, il nous contraint à oublier la douce envie qu’on avait. Car c’est qu’on ne l’a pas forcement, le temps !
Il est plus rigide. Normal, il est jaloux. Le temps qui passe est envieux du temps qu’il fait. Qu’on se le dise !
T’as des preuves, de ce que tu avances ?
Elles sont formelles, et irréfutables, mon ami !
L’autre temps…
D’ailleurs, tu remarqueras par toi-même, mais même ma manière de le nommer est désuète. Comment ça, non ? D’un autre temps ? ça te fait penser à quoi ? Y’a une sacrée différence avec le beau temps, non ?
L’autre temps, donc …appelons-le plutôt le temps qui passe, afin d’éviter tout partis pris…
Le temps qui passe, et bien il passe. Il ne passe pas simplement dire bonjour et boire un café. Non ! Il passe…Il passe et les souvenirs passent.
C’est pas clair…
Le temps passe. Il galope. A toute vitesse. Une course contre la montre. Imagine un peu ! Une course contre lui même. Il est sûr d’arriver premier. Et ça le rend arrogant au possible ! Il se rit de nous !
Les souvenirs passent, comme les couleurs de ton chandail bien trop de fois lavé (à cause du temps).
Le temps fonce à toute vitesse. Et toi, pris dans ses mailles (pas du chandail ! ) tu fonces aussi !
Mais alors toi, c’est droit dans le mur, que tu fonces !
Enfin, dans le mur, façon de parler. Tu fonces droit dans ce mur de marbre. Oui ! Tu sais… c’est comme un mur, mais posé. A terre.
Comment ça s’appelle ?
Un artiste (que j’aime beaucoup) appelle ça :
« monument pour combattant
d’une guerre qu’on perd tout le temps,
et beaucoup trop vite ».
Trop vite ! A cause du temps qui fonce (Non ! pas le coloris de ton chandail. Lui, il passe, on a dit !).
Bon, c’est livide, comme idée. Pour le coup, c’est plutôt verdâtre, ou blafard, comme coloris.
Passé ou foncé ?
Marbré, tiens !
Bon, on en étions-nous ?
Oui ! Tu fonces droit dans le monument, et les couleurs de ton âme, si claires avant, et bien elles foncent ! Elles foncent , les couleurs. Pas dans le mur, idiot ! Elles s’assombrissent, tout comme ton cœur.
Les couleurs du temps passent et foncent. C’est paradoxal. Passées, ou foncées, toujours est-il qu’elle ne scintillent pas ! Le jour ou tu les verras étinceler, mon pauvre ami, et que cette forte lumière t’attirera vivement, c’est que tu y seras passé, toi aussi. Parce que, sache-le, tu vas toi aussi, un jour, y passer (pas exactement comme la couleur de ton chandail, non !).
Ou donc ?
De l’autre coté, enfin ! De l’autre coté du mur !
Bon, revenons à nos moutons.
Tandis que les couleurs du temps qu’il fait, elles, elles brillent ! Si, Monsieur ! Parfaitement !
Le temps est changeant, il est vrai, mais les éclats des saisons n’ont rien à s’envier les uns aux autres.
De la neige qui fonce, t’en a déjà vu ? Bon, à part en cas d’avalanche, je te l’accorde. Mais autrement ? Non ! La neige est blanche comme neige (au soleil !).
Et le soleil lui ? Il passe !
Non, non ! Ne confond pas ! Les nuages passent. Les caravanes aussi, d’ailleurs, mais je m’égare un peu. Mais le soleil… il ne passe pas ! Croire que le soleil tourne autour de notre pauvre terre, c’est d’un autre temps (qui passe…).
Le temps est changeant. Aujourd’hui il fait beau, demain, il pleut.
LUI, il est changeant. Car il fait ce qu’il veut, mon ami. C’est lui le maitre.
Tu remarqueras. Le temps est changeant, et les temps changent.
Les temps ne sont pas changeant ! Le « tic tac, tic, tac » t’as qu’à remarquer, il est monotone au possible. Ils changent ! Les temps changent ! Mais en aucun cas ils sont changeant. Une année, c’est toujours une année. Le même nombre de mois, de jours, d’heures… Bon, il y a une exception, mais elle confirme la règle.
Allons droit au but. De but en blanc. Noir sur blanc.
Le temps est changeant, et les temps changent.
C’est pareil…
C’est pareil, qu’il me dit !
Si on te dit , à toi, que tu es changeant, à quoi fait-on allusion, à ton avis ?
A tes facultés de caméléon, au mieux. A ton tempérament capricieux, peut-être. A ton indécision, aussi…
Mais, si on te dit demain : « Que tu as changé …! », une chance sur deux qu’on sous-entende, en toute délicatesse, pour ne pas te froisser, que tu as subit les effets du temps !
Le temps est changeant. Il commande. Il choisit.
Les temps changent. Le temps nous change. Le temps subit. Il se subit lui-même. Et nous, on le subit encore plus !
Mais, ça ne me dit pas pourquoi le temps qui passe (pas comme les couleurs du chandail ! J’ai compris ! ) est jaloux du temps qu’il fait…
Arf ! Faut tout leur expliquer, à ces ignares !
Le temps qu’il fait est changeant. Toujours est-il qu’on les attends, ses changements ! Untel voudra de l’eau pour ravir ses plantations assoiffées. Unetelle aura besoin de soleil pour se revigorer. Un autre attendra la neige au pieds du sapin. Le temps est changeant, et ses changements sont attendus, espérés, appréciés à leur juste valeur.
Admettons…
Mais (Il y a un mais ! Plus de mets, par contre ! A l’heure qu’il est… on a plus le temps…)…
Mais, les changements dus au temps qui passe, qui les espère ? Qui les attend avec impatience ? Qui a hâte de se voir ridé ? Diminué ? affaibli ? Usé ? Qui ?
On les redoute !
A la météo, ils disent « Demain, changement ». Et nous, pauvres terriens téléspectateurs, de dire : AHHHHHH !
A la nécrologie, ils disent « hier, disparation ». Et nous, pauvres humains un peu voyeurs, de dire : « OH, m…. ! ».
Tu comprends pourquoi le temps est si jaloux ? Il n’inspire que le dégout, la peine, la nostalgie, la mélancolie, l’angoisse…
J’ai rien compris…Mais… c’est pas grave, va ! Oublie ! Je n’ai plus le temps. Et puis, il fait si beau… C’est un temps à partir se balader…A la prochaine, peut-être, si le temps le permet…
Ben, non ! Reviens ! Pars pas comme ça… J’avais pas fini…
Vous non plus lecteurs, vous n’êtes pas restés jusqu’à la fin ?
Ben je… je… je comprends pas… Pourtant…Mais, c’est que…
C’est juste que…
Non, mais, demain…
Aller, revenez, quoi ! On s’amusait bien ! Non ? Ah bon !
Me dites pas que je vous ai saoulé... hihi! SI?
Mince, alors. Comment ça se fait?
Et que vous n'avez rien compris! Et que vous vous êtes arretés à la moitié.
Rho, ben mince, alors...
Message particulier (qui n’a rien à voir avec ce texte complètement saugrenu. Je préfère le dire, des fois que vous ayez peur de lire le message).
En ce moment, j’écris en « duo » avec deux blogamis. Des textes à quatre mains, quoi… Et j’y prends un plaisir tout particulier, à cet exercice. Alors, je passe une annonce. Si d’autres lecteurs veulent écrire un petit « cruc » sympatoche avec moi. A quatre mains ! ça me ferait extrêmement plaisir. Et ce message ne s’adresse pas uniquement à ceux qui en écrivent déjà, des textes, mais à tous qui passez…