Pour toi, Lecteur !
Bonjour, lecteur adoré. Aujourd’hui, j’ai eu l’idée de te faire plaisir. Au fait, tu permets que je te dise « tu » ? Depuis le temps qu’on se connait, maintenant…Oh, et puis, si tu permets pas, t’en fais pas, c’est juste pour les effets de mon billet d’aujourd’hui. Demain, j’te respecterai à nouveau.
Puisque tu as l’amabilité de lire mon billet quotidiennement, sans broncher, sans avoir le choix du sujet (enfin, en même temps, si ça ne te plait pas, tu peux toujours passer ton chemin et personne n’en saura rien. Je crois que tu le fais, parfois…), aujourd’hui , exceptionnellement, tu vas pouvoir choisir. Si, si !
Que je t’explique ! J’ai rédigé deux billets. En un seul ! Et toi, aimable lecteur, tu vas pouvoir choisir en fonction du titre qui t’inspire le plus celui que tu as envie de lire. C’est pas le bonheur, ça ? Bon, tu peux aussi t’en aller si aucun des deux ne te tente.
Billet numéro 1 : Comment nous avons fait revenir les chaines du satellite dans notre foyer.
Billet numéro 2 : Comment nous avons visité pour la première fois hier l’Ile Madame.
Fais ton choix et passe directement au billet qui t’intéresse.
Billet numéro 1 :
Comment nous avons fait revenir les chaines du satellite dans notre foyer.
Hier matin, après une grasse matinée et un petit déjeuner en version longue, l’amour de ma vie a commencé à s’interroger sur l’activité qui aurait pu le faire patienter jusqu’au déjeuner. En fait, il a réfléchi vraiment très très longtemps devant la télévision avant de se décider enfin. Je le comprends. Les choix sont multiples. Les activités variées, les tâches a accomplir abondantes. Il n’avait que l’embarras du choix. Il en était d’ailleurs très embarrassé.
Après une soixantaine de minutes de réflexion intense, il avait trouvé. Homme de ma vie avait décidé que ce dimanche matin, il fixerait la parabole, et qu’ainsi nous retrouverions les joies du zapping entre une centaine de chaines sur lesquelles il n’y a jamais rien d‘intéressant. C’est pas formidable, ça ? Merci chéri ! Vraiment ! D’ailleurs, si j’avais été cynique (je le suis, en réalité). D’ailleurs, si j’avais voulu utiliser mon cynisme habituel, je lui aurais gentiment fait remarquer que le satellite, ben on s’en tape, et qu’il y a mille choses qui pressent bien plus que ça, par exemple, nettoyer le jardin (il faisait beau) , ou terminer la cuisine.
Vous n’allez peut être pas le croire, mais je n’ai strictement rien dit (et Dieu sait que ça m’a démangé). En ce moment, notre couple traverse une période un peu difficile. Chacun de nous essaye de rendre l’épreuve un peu plus douce en s’efforçant de maintenir la paix plus que précaire. Pour cela, nous évitons les paroles « à risque » et les mots qui pourraient blesser, parce qu’autrement ça densifie l’air jusqu’à le rendre irrespirable. De toute manière, s’il avait un brin de cynisme, il m’aurait répondu que le jour même de notre emménagement j’avais déjà branché le Pc et la livebox, alors que lui a attendu quatre mois. Mais cynique, il n’est pas !
Une heure avant de trouver ce qu’il allait faire, mais cinq minute pour sortir le matériel. Echelle, tournevis, fixations, mât, et une petite laine, parce que quand même, devait pas faire si chaud que ça, là haut ! Là haut , car c’est sur le toit, qu’il a décidé de loger cette magnifique parabole. Prés de l’antenne, autour du conduit de cheminée. Il a du gout, vous ne trouvez pas ? C’est pas pour rien, qu’il est peintre décorateur ! Mais évidemment, je n’ai rien dit. Ah ! Si ! Là, j’ai parlé. Je lui ai juste recommandé de faire attention. L’altitude, ça me fait peur. Il pourrait glisser sur une tuile, et tomber, et…
Puisque la matinée était bien entamée quand il eut l’idée de réfléchir à ce qu’il allait faire, et qu’une bonne heure s’est écoulée avant qu’il ne trouve, et bien figurez-vous qu’au moment ou il était perché sur le toit de notre maison, parabole en main, il était déjà l’heure du déjeuner. « Ne m’attendez pas, j’en ai pour une bonne heure ». Je n’ai rien dit, pour les raisons que vous savez (ça serait bête, de se faire la tronche un dimanche… ) , et nous avons mangé sans lui.
J’ai couché les enfants, et il est enfin descendu. Telle une épouse de marin qui rentre d’un long périple en mer, j’étais émue aux larmes qu’il ne lui soit rien arrivé. Il m’a demandé un coup de main pour les réglages et la recherche des chaines. Je lui ai rendu ce service, n’ayant rien d’important à faire. C’est en l’aidant que j’ai alors réalisé que pour ne pas avoir à faire un trou dans la façade , pour passer le câble de la parabole, il avait tout bonnement débranché celui de l’antenne hertzienne pour le raccorder à la fameuse parabole.
Je n’ai rien dit ! Non pas pour les raison que vous savez, cette fois, mais tout simplement parce que je m’en fiche, de la télé. Je ne la regarde pas, moi !
Fin
Billet numéro 2 :
Comment nous avons visité pour la première fois hier l’Ile Madame.
Hier après midi, après une matinée parabolique et un déjeuner en version solo, j’ai commencé à m’interroger sur l’activité qui aurait pu me faire patienter jusqu’au dîner. En fait, j'ai réfléchi très très longtemps devant me PC avant de se décider enfin. Manu m’a comprise. Les choix sont multiples. Les activités variées, les tâches a accomplir abondantes. Je n’avais que l’embarras du choix. J’ en étais d’ailleurs très embarrassée. Et puis surtout j’avais un billet à rédiger avant toute chose.
Après une soixantaine de minutes de réflexion intense, de visites de blogs et de lecture de commentaires, j’ai trouvé. J’ avais décidé que ce dimanche après midi, nous irions en ballade, et qu’ainsi nous retrouverions les joies du grand air et des promenades en famille. C’est pas formidable, ça ? Chéri m’a remerciée pour l’initiative ! Vraiment ! D’ailleurs, si il avait été cynique (il ne l’est pas !), il m’aurait gentiment fait remarquer que j’avais raison de vouloir ballader, puisque le dimanche il n’y a pas grand monde sur les blogs.
Il n’a strictement rien dit (et Dieu sait que ça l’a démangé. Enfin, je suppose…). En ce moment, notre couple traverse une période un peu difficile. Chacun de nous essaye de rendre l’épreuve un peu plus douce en s’efforçant de maintenir la paix plus que précaire. Pour cela, nous évitons les paroles « à risque » et les mots qui pourraient blesser, parce qu’autrement ça densifie l’air jusqu’à le rendre irrespirable. De toute manière, s’il avait un brin de cynisme, ça ferait bien longtemps que cet équilibre serait rompu. Deux, dans un seul couple, c’est bien de trop !
Une heure avant de trouver ce que nous allions faire (enfin, une heure de net, quoi..) mais cinq minute pour remplir la voiture. Enfants, sièges auto, gouters, et une petite laine, parce que quand même, devait pas faire si chaud que ça, là bas ! Là bas , c’est sur la côte, que j’ai décidé d’aller me promener. Comme à chaque fois. . Prés de la mer, sur une plage. J’ai du gout, vous ne trouvez pas ? Et puis je n’aime pas le changement ! ça me perturbe. Mais évidemment, il n’a rien dit. Ah ! Si ! Là, il a parlé. Il m’a juste recommandé de choisir un endroit calme. La foule, ça lui fait peur. Il préfère l’intimité d’un lieu désert.
Puisque la journée était bien entamée quand j’eu l’idée d’écrire mon billet avant de songer à ce que nous allions faire, et qu’une bonne heure s’est écoulée avant que je ne trouve, et bien figurez-vous qu’au moment ou nous sommes partis, il était déjà l’heure du gouter. « Il ne faudrait pas aller trop loin, pour profiter un peu du soleil». Il n’a rien dit, pour les raisons que vous savez (ça serait bête, de se faire la tronche un dimanche… ) , et avons choisi un petit port de pêche à une dizaine de kilomètres.
A l’arrivée, nous avons fait gouter les enfants, et nous avons enfin pu marcher un peu. Tel un explorateur qui vient de découvrir le nouveau monde, il était ému aux larmes que la marée soit basse et que l’Ile Madame soit accessible à pieds, à cheval, en voiture, ou en bateau à voile (pour le coup, NON ! ) . Il m’a demandé si nous pouvions nous y rendre. Je lui ai accordé ce plaisir, puisque ça me réjouissait tout autant. C’est en marchant jusqu’à l’Ile que nous avons enfin pu faire quelques projets en commun. Celui d’acheter un vélo pour Gaby, pour les ballades, et celui aussi de revenir passer une journée entière sur cette Ile, et de laisser la marée haute nous y emprisonner quelques heures.
Fin