Amours secrètes
Deux romans lu cette semaine, pour ce billet du dimanche. Deux romans, et un seul thème (je ne l’ai pas fait exprès en choisissant. C’étaient les deux derniers livres de ma PAL de mars) :
l’ amour en secret.
Un Secret, de Philippe Grimbert (Non, je n’ai pas vu le film, avec Patriiiiiiiiiick !).
On me l’a également offert à Noël. Décidément, j’ai été gâtée. De très bons choix !
L’histoire :
Philippe, qui grandit dans la France de l’après guerre, fils unique d’un couple de gens fou amoureux l’un de l’autre, imagine qu’il a un frère. Un grand frère, bien plus fort que lui (qui est tout chétif alors que ses parents sont deux grands sportifs aux corps musclés).
Le petit garçon, en plus de s’inventer un frère, imagine la rencontre et le début de l’histoire d’amour de ses parents. Il tente de retracer l’histoire de sa naissance. Tout semble lisse, tranquille, beau, dans l’ordre des choses : deux sportifs qui tombent amoureux l’un de l’autre, qui se marient et font un enfant. Trop facile ?
Peu à peu, adolescent, grâce aux confidences de sa voisine et à ses recherches, il réalise que la réalité est tout autre. Ses parents, sa famille toute entière, lui a caché la terrible vérité (que je tairai).
Mon avis :
C’est un livre très court, mais très émouvant. J’ai été touchée par ce récit tout en pudeur, sans jugement, qui va à l’essentiel. En peu de pages, tout est dit (et très justement dit !). Un gros coup de cœur, mais parfois un petit cœur sensible mis à rude épreuve par cette histoire aussi belle que tragique.
Petit questionnement :
Je n’ai fait aucune recherche sur l’auteur (un psychanalyste). Le narrateur de ce roman se nome tout simplement Philippe Grimbert. Est-ce son histoire ? Son âge laisse à supposer que oui. Mais, est-ce que vraiment ça a une importance ?
Choc temporel, de Laura Kita Kejuo
Ce roman est l’œuvre d’une blogamie qui s’auto édite. J’ai aimé son univers (blogesque), son style, sa sensibilité. J’ai commandé son roman sans en attendre rien de précis. Je m’étais même dit :
« Tu ne fera un article dessus que s’il t’a plu. Dans le cas contraire, tu en feras une critique que tu lui enverras par courriel, c’est plus correct ».
Devinez ? J’en fais un article !
Et pourtant, j’avoue que j’ai eu des doutes en lisant la quatrième de couverture. Comme quoi…
L’histoire :
Laura a vingt trois ans et est étudiante à Toulouse. Par hasard, elle croise à la fac un ancien camarade de classe qu’elle n’a pas revu depuis des années (Enfants de diplomates, ils avaient été scolarisés dans la même école à Hambourg une dizaine d’année plus tôt).
A l’époque, Laura était secrètement éprise du jeune argentin. Dix ans plus tard, rien n’a changé…
On suit les personnages durant quelques mois de leur vie.
Mes aveux :
Je l’avoue, je l’ai reçu début janvier et je ne l’ai ouvert que la semaine dernière. J’ai été un peu récalcitrante durant la phase que j’appelle « d’approche » du livre (qui correspond à la découverte de la première de couverture, à la lecture de la quatrième de couverture, à la lecture de la préface s’il y en a une. A la prise en main du bouquin, quoi !).
Pourquoi ? Pour deux raisons que je vais expliquer.
1/ Une histoire d’amour entre deux étudiants, je me suis dit (à tort) que peut être ce serait un roman à l’eau de rose, ou alors tout en clichés…
2/ Page 4, avant le début du roman, il y a une citation (de Marie Darrieussecq) concernant l’auto fiction.
Mes impressions :
Non ! le livre est bon ! Et je ne le dis pas parce que l’auteure va venir lire cet avis chez moi (ou pas). Elle a du cran, la petite ! Elle a une plume et un style bien à elle. Les personnages sonnent vrai. Pas de cliché ! Pas d’histoire sentimentale lue et relue !
Plutôt un zoom sur les quelques mois qui marquent un tournant dans la vie de deux personnes. Les sentiments sont justes. L’histoire est bien menée. Il y a une alternance intéressante entre le récit de la narratrice et les notes éparses de l’autre personnage, qui permet de comprendre les ressentis des deux protagonistes à chaque rebondissement.
J’ai aimé ce roman et je ne le dis pas pour être polie. Je pense que je vais me procurer les autres livre de la demoiselle !
A noter :
Je ne vous propose pas de vous prêter ce livre (bien que je le possède). Ce n’est pas par mauvaise foi mais plutôt par respect pour l’auteur. La jeune auteur camerounaise s’auto édite.
J’ai suivis, de près ou de loin, sur son blog, les différentes étapes de la réalisation de son projet (relecture, édition…). Le travail à fournir est titanesque, minutieux, parfois pesant.
Chapeau bas, Madame, d’avoir été jusqu’au bout !
Ce livre est très bon. Je l’ai trouvé meilleur que certains romans en vente (à des prix exorbitants) dans toutes les librairies, et pour lesquels les moyens mis en œuvres pour la promotion sont énormes.
Heureusement, à l’heure d’internet, chaque écrivain a une chance d’être connu et reconnu pour son travail et son talent, grâce à l’auto édition, grâce à une simple page internet. J’espère que ce bouche à oreille toilesque va se développer, et qu’ainsi les auteurs ne seront plus tributaires des bon vouloirs et des sélections des grandes maisons d’édition.
D’ailleurs, je pense que de temps à autre, j’irai dorénavant faire un tour chez Lulu, et que je commanderai des bouquin au « feeling ». J’suis certaine qu’il y a de vrais trésors.
Et bien voilà ! Ce qui devait arriver arriva ! Ma Pal (décidément, j’en use et j’en abuse, de ce sigle) est épuisée. Je n’ai plus rien à me mettre sous la dent. Il va falloir que j’y remédie cette semaine. J’ai déjà établi une liste de tous les livres que vous m’avez conseillé, et j’irai voir si certains sont faciles à trouver.
M’enfin, il est encore temps de m’en conseiller d’autres ! (En dix jours j’en ai lu cinq !).