On est pas couchés
« On est pas couchés », a dit désespéré Manu quand, à l’heure ou il aurait aimé, se coucher, je lui ai dit que moi je tenais à le regarder, le « On est pas couchés » d’hier au soir.
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Je ne regarde que très peu la télévision, voire pratiquement jamais. Alors, quand, par exception je visionne un programme du début à la fin, je saute sur l’occasion pour alimenter un minimum la catégorie qui y est dédiée.
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Mis à part le premier épisode de NCIS du vendredi soir (45 minutes), sur lequel je jette un œil plutôt curieux (ah ! Les anciennes amours, on en s’en remets jamais tout à fait !), la dernière fois que j’ai réellement regardé un truc à la télé, c’était le 28 septembre dernier. (hé ! Peut-être qu’à ce rythme j’vais pourvoir alimenter ma catégorie à raison d’un billet mensuel ?).
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On était pas couchés, donc, au grand désespoir de Manu, qui a quand même voulu rester regarder avec moi.
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Bon, pour ceux qui regardent encore moins la télé que moi (et je sais qu’il y en a !) :
« On est pas couché », c’est l’émission qui existe depuis deux ans, sur le créneau qui appartenait avant à Ardisson (c’est à dire très tard dans la soirée, voire la nuit, le samedi soir), sur France 2.
Laurent Ruquier (On aime ou on aime pas, hein ! Moi, j’aime !) reçoit, chaque vendredi soir, des personnalités, connues ou non, qui font l’actualité pour une raison ou pour une autre, pour les interviewer. Un talk-show, comme on dit.
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Cette nuit, j’a voulu regarder parce que les gens qui étaient invités m’intéressaient. Au moins trois, disons :
Patrick Poivre d’Arvor tout d’abord, pour parler de son livre « A demain ! » .
Jean D’Ormesson (qui d’ailleurs est un habitué des plateaux de Ruquier) pour la sortie de son livre « Qu’ai-je donc fait ».
Et enfin, l’ami Bénabar, pour la sortie de son dernier album « infréquentable ».
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Vous avez tout à fait le droit de me faire la remarque suivante (d’ailleurs je la fais moi-même pour vous faire gagner du temps) :
« Avoue qu’il en faut peu pour te garder éveillée la nuit, Val ».
Oui ! Mais j’assume très bien et mes goûts, et ma curiosité.
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Et puis, moi qui ai un budget « culture », c'est-à-dire « livres, CD, DVD » limité, c’est pendant ou après de telles émissions que je prends la décision suivante : j’achète, ou j’achète pas.
Vous l’aurez compris, je me demandais donc si je devais acquérir les derniers livres de PPDA et de D’Ormesson, et le dernier album de Bénabar.
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Et puis, avouez que Poivre D’arvor et D’Ormesson qui donnent leurs avis sur les derniers livres de Le Clézio, du duo BHL-Houellebecq, et d’autres, ça s’écoute gentiment.
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Bon ! Alors ? T’achètes ? Ou t’achètes pas ?
Je n’achèterai pas le dernier livre de Poivre D’arvor. Dans ce livre, pour info, le journaliste qui fut plus de vingt ans au service de la première chaîne raconte son licenciement.
En gros, il y explique comment la chaîne s’est séparée de lui, comment on lui a annoncé la chose, etc.… Non, je n’achèterai pas. Pourtant j’aime bien le monsieur. Non, je n’ai jamais vraiment regardé le journal de vingt heures sur TF1. En revanche, « Vol de nuit », j’aimais bien. (Non je ne fait pas exprès de n’aimer que des programmes diffusés en dernière partie de soirée).
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Jean D’Ormesson venait (je l’ai déjà dit !) présenter son nouvel ouvrage, « Qu’ai donc fait » sorti début octobre. Il faut dire que, depuis la sortie de son livre, je le retrouve partout. Blogs, sites, revues littéraires en lignes ne parlent que de lui (J’exagère, de lui et d’autres s, mais de lui en tous cas !). Intriguée, par un livre qui semble contenir quelques « confessions » toujours tues, je voulais l’entendre en parler lui-même.
J’ai toujours été très curieuse de cet homme. J’aime et je déteste l’entendre parler. Oui, c’est paradoxal, mais j’explique. Je le trouve (et je suis loin d’être la seule) très intéressant, par son érudition, et puis une espèce de charme que je ne m’explique pas, et en même temps parfois il m’agace très fort, et j’en viens à le trouver arrogant. Toujours est-il qu’il ne me laisse pas indifférente. J’achète ! La curiosité l’emporte !
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Et Bénabar, qui avait plus que bien vendu (à moi entre autre) son dernier album « reprise des négociations » sort (enfin !) un nouvel album qui s’intitule « infréquentable ».
Alors Caro Carito avait probablement raison, lorsque, ici même, elle m’a écrit que le monsieur avait tout de même la (mauvaise) réputation de plaire aux beaufs. Il se trouve en effet que le nouvel album est déjà très critiqué, à priori. J’ai même entendu que c’était un « mauvais Delerm ». Mais moi, j’adore Delerm !
J’achète ! Que Messieurs Zemmour et Naulleau n’aiment pas, que Delpeche se demande quand il ferait autre chose que de nous raconter sa vie, ne m’empêchera pas de l’acheter. Et peut-être même d’aller le voir sur scène (il se dit que ses copains Delerm et Renaud pourraient apparaître sur scène, en plus).
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Alors ?
Qui veut dire un mot sur Ruquier ? Sur PPDA ? Sur
D’Ormesson ? Bénébar ? Sur la télé ? Sur mes goûts ? Sur
mes choix ? Sur l’émission ? Sur Manu qui a renoncé à m’attendre à
1h30 du matin ? Sur l'agent Gibbs de NCIS?
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J’ouvre des voix car j’admets que peut-être ce billet n’est
pas simple à commenter. Mais, on peut aussi se contenter de me souhaiter un bon
dimanche, hein !
Pour Cartoonita:
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Découvrez Bénabar!
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