Zone de confort
Avant, je ne savais pas ce que signifiait cette expression: « zone de confort ».
Maintenant, je le sais.
Avant, je n'avais que des zones de confort. Ou presque. Mes zones d'inconfort je ne les rencontrais que rarement. Peut-être l'entassement dans le metro? L'attente aux longues files dans les parcs d'attraction, ou la salle d'attente du dentiste...
Trop peu pour bien réaliser ce que signifie une zone d'inconfort.
Et puis un jour...
Et puis un jour la seule zone de confort devient son canapé ou son lit. Si, si. Ça peut arriver. Et alors là c'est dramatique. Ça tourne au cauchemar. Tout ce que l'on connait devient zone d'inconfort. Chaque lieu, chaque situation... les gestes les plus anodins. Les voyages les plus minimes.
Bien sur ça ne dure pas. Parce que si l'on devait passer sa vie dans son canapé bah... on se suicide, hein.
On reprend un tout petit peu le dessus pas à pas, et la petite zone de confort – qui n'était que le canapé- s'étend peu à peu à tout le rez de chaussée de la maison. Puis à la maison entière. Puis à son jardin.
Et encore -pas à pas- à 100m de la maison, dans la rue. Et ensuite à quelques magasins à proximité.
Puis à sa voiture toute seule quand on a moins de 2 km à parcourir. Et à quelques maisons connues...
Enfin, à sa voiture (km illimités) quand on ne conduit pas. Et même au supermarché seule si on n'y reste pas très longtemps....
Zone de confort. Zone d'inconfort. Maintenant j'en saisis parfaitement le sens.
J'attends que chaque lieu et chaque situation redevienne une zone de confort. J'attends... mais pas passivement. Je me soigne.