Histoire de chats
Cette nuit, Manu a dû se lever. Deux chats hurlaient à la mort. On les entendait depuis notre lit. Il a ouvert la porte d'entrée, a vu qu'il ne s'agissait pas des nôtres (c'est égoiste, mais ouf!), les a effrayés pour qu'ils se séparent ou, à défaut, aillent se battre plus loin. Et s'est recouché en grognant (lui aussi!).
Moi, réstée couchée, j'avais peur que ce soit l'un des nôtres qui fasse des siennes, car ce matin... j'en aurais entendu causer ! (Manu n'aime pas les chats. Il les tolère. Tout juste. Et encore: simplement les nôtres).
Bon, ce n'est pas là (la bagarre de cette nuit) le sujet. Mais c'est lié.
Après cinq jours d'absence (je l'imaginais mort, perdu, coincé, kidnappé) notre Oscar est revenu à la maison penaud et boittant. Et puis si amaigri... et assoiffé (avec cette eau qui tombe, pourtant...). Je l'ai nourri, abreuvé, carressé. Il a refusé que je touche sa patte bléssée. Je l'ai installé sur une couverture, au chaud, au garage pour une convalescence.
Eh bien... deux heures après, à peine -juste le temps de manger, boire, faire un brin de toilette et une sieste- il est reparti! Si, si! A l'aventure ou au combat. Sur trois pattes! Le brave (ou l'imbecile)! Il voulait encore aller de frotter aux gros matoux du quatiers, plus forts que lui. Plutôt que de gôuter à la chaleur moelleuse d'un lit de convalescent, avec un bol de lait tiède et des caresses.
Ce chat est bête. Ou suicidaire. Ou si orgueilleux qu'il ne renonce jamais. Ou bien, il est tout simplement assoiffé de liberté, même au péril de sa vie.
Notre Laila est plus frileuse. Elle chasse un peu mais revient chaque jour. Sauf une fois où elle s'était trouvée enfermée dans un grenier... trois semaines durant.
Et Manu se demande quel plaisir on trouve (Gaby et moi) à nourrir, se soucier, et attendre des animaux aussi "sauvages" que des chats. Allez savoir...