Le corps d’une femme
(premier texte de mon marathon d'écriture)
Je suis entrée. Et j’ai vu, en cet instant précis et pour la première fois, étendu sur une table d’ostéopathe, son corps de femme.
Elle était en sous-vêtements, allongée sur le ventre, appuyée sur ses coudes. Ainsi, elle était femme. Tant en posture qu’en attitude. Elle était une femme alanguie, comme posant pour un peintre, dans un repos chic qui émeut. Ses jambes m’ont semblé longues, ses cuisses sensuelles, ses hanches marquées. Ses fesses étaient de celles que, même étant femme, je regarde furtivement en les trouvant appétissantes.
Et j’ai songé, pour la première fois, sans jalousie ni nostalgie, mais comme un fait brut, que ce corps d’enfant que j’avais, à une époque désormais révolue, maintes fois serré contre moi, porté, et même lavé, serait bientôt objet de désir.