Ô Océan
(Devoir du Goû)
Chaque matin, elle ouvre la fenêtre et m’offre ce spectacle délicieux, procuré par la nature.
Ce rituel, immuable, m’invite chaque matin au plongeon humide et délicieux.
Et je songe, à chaque fois, à ces vers de Whitman, que je cite de mémoire.
« Toi Océan,
Je cède et je me résigne et me livre à toi.
Je devine tes intentions
J’aperçois de la plage tes mains houleuses qui m’invitent
Je pense que tu refuses de partir sans avoir senti mon corps
Nous devons nous unir l’un à l’autre
J’ôte mes vêtements
Emporte-moi loin de la côte
Apporte-moi ta douceur
Berce moi de tes lames langoureuses
Baigne-moi de tes embruns amoureux
Je saurai te payer en retour. »
La nature est si belle, si attrayante, quand elle se présente ainsi à mes yeux.
Elle est une invite, et la promesse de mille délices enchanteresses.
Chaque matin, elle ouvre la fenêtre. Et moi je reste un instant troublé jusque dans ma chair devant ce spectacle attrayant.
Et, immuablement, chaque matin, je ne puis résister longtemps à l’appel, partant à l’assaut de cette vue splendide et alléchante qu’elle m’offre... sur son cul.
