Contraste et uniformité
Le contraste est étonnant, entre une journée pleine de sourires, de fête et de joie, et elle, vêtue de gris nébuleux.
Une opposition étrange, entre une journée agréable entre amis, et sa mine monotone.
A couper le souffle, cet écart profond entre nos conversations gaies et sa brume floue.
Ça coupe l’envie de parler.
On ne s’en rend pas compte, on la regarde, en marchant, en parlant, sans vraiment la regarder…
Mais, une fois rentrés, et loin d’elle, on la revoit, et on se tait !
Ce brouillard impose le silence.
On dirait un tableau, un dessin.
On dirait que c’est pour de faux.
On dirait qu’elle ne peut pas être comme ça.
Et pourtant si ! elle l’était !
Uniformité ou presque, entre elle et l’au delà.
Elle est là, et là haut à la fois.
On dirait un miroir qui déformerai juste un peu.
On dirait une réplique, juste au dessus, mais un peu plus claire.
Ou alors, c’est elle la réplique faussée du paradis !
Oui, c’est ça ! C’est elle qui aimerait se faire passer pour l’éden, et qui s’évertue à l’imiter !
Elle se débrouille bien.
Moi, j’y crois. C’est certainement elle, l’incarnation des cieux !
Quand les visiteurs sont partis, et qu’elle a du temps pour elle, elle s’entraîne à ressembler au ciel ! C’est un exercice noble.
Le contraste est surprenant, entre les températures douces et cette vue des profondeurs.
Il faisait beau. Il n’y avait pas de vent. Pas d’orage ! Pas de tempête !
On y voyait bien, ailleurs… des autres cotés de nos têtes !
C’était même pas le soir, c’était même pas le matin !
C’est le week end, sûrement elle avait gardé ses vêtements de nuit.
C’est pas présentable, d’accueillir les gens en vêtements de nuit, en plein milieu de l’après midi !
Qui aime être reçu dans cette tenue ?
Moi !
J’ai alors l’impression de pénétrer l’intimité des gens.
Aujourd’hui, je suis entrée au plus profond d’elle même, certainement !
L’uniformité est irréelle.
L’enfant s’est trompé de couleur pour son dessin.
Peut être qu’il n’avait pas de bleu ?
Peut être qu’il aime pas le bleu ?
Les gens cruels diront que c’est un mauvais dessin.
C’est trop chargé ! On y voit rien !
Pauvre gamin !
Heureusement qu’il a dessiné une voile par ci, un bateau par là…
Sa maman est indulgente. Elle lui dit qu’il l’a très bien dessiné !
Elle n’est pas objective, la maman !
Contraste et uniformité.
Elle ne faisait plus qu’un, ou presque, avec le ciel !
Certains s’en plaignent… moi je l’aime aussi comme ça !
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