Le matin, je mets de la crème anti-âge (quand j'oublie pas)
Lorsque j'étais petite je n'avais pas d'anniversaire. C'est à dire ni fête, ni cadeau, ni coup de fil, pas même un « Joyeux anniversaire » prononcé vite fait. On oubliait que c'était mon anniversaire. Ou alors c'était un souvenir peu joyeux que ma naissance. Je ne sais pas. Tant pis, c'était comme ça.
J'ai eu mes premières fêtes d'anniversaire vers 17 ans. Par les amis. Jusqu'à 19 ans, c'étaient des fêtes dans un pub, en boite de nuit. Très arrosée. De très belles fêtes (pour mon âge de l'époque... maintenant ça ne me conviendrait pas).
Et puis il y a eu … Manu. Et alors là... mes fêtes d'anniversaire de 20 à 22 ans... (ça en fait 3) ont été fabuleuses. Dans notre « chez nous » de jeunes amoureux. La maison remplie d'amis. De cadeaux. C'est avec lui que j'ai eu mes meilleurs anniversaires. C'était nouveau, pour moi. Des copains plein la maison, des cadeaux (et ses parents qui m'appelaient et m'offraient des cadeaux... moi qui n'avais jamais eu de famille pour faire cela).
Puis les enfants sont nés. Et c'est à eux que j'ai voulu réserver les fêtes d'anniversaire. Je mets le paquet à chaque fois. Cadeaux (trop!), fête, gâteau, bougies. Manu dit que c'est bien de trop. Mais, moi, petite, j'ai manqué...
On est certainement la Maman que l'on a pas eue. Sans doutes.
Et on ne peut juger de l'éducation d'une Maman sans connaître son passé.
Et maintenant? Mes propres anniversaires?
Bah.. en général, ces dernières années, ce n'étaient pas spécialement de bonnes journées. Tant pis.
Je repense souvent à des choses tristes, lors de mes anniversaires. A mes manques anciens. A mes manques encore présents.
Mais une chose est sûre: même si je n'ai pas de « famille » (des parents, frères, sœurs...) et que ce manque je l'aurai probablement toujours, je m'en suis quand même fabriquée une belle. Mon Manu et mes trois lutins. Ce sont mes cadeaux d'anniversaire perpétuels.