Résolutions
Je n’ai pas de résolutions particulières pour la nouvelle année. Ces dates butoir sont d’une bêtise incroyable. S’il faut une occasion spéciale, que ce soit la nouvelle année ou la rentrée des classes pour s’améliorer, c’est bien piètre. Lorsque l’on tend à devenir meilleur, il ne faut jamais attendre : on est déjà en retard, dans la mesure où l’on n’a pas su voir ses failles avant.
Moi, mes résolutions sont permanentes. Elles s’affinent chaque jour, se précisent dans une grande constance, et sont un labeur continuel et de très longue haleine.
Aussi, le 31 décembre ou le 1er janvier, je tente d’être, non pas la même que la veille, mais je tâche, comme chaque jour qui passe, d’être meilleure que le jour précédent.
Selon mes propres critères. Tout à fait distincts de ce que la société et la morale tendent à me faire entendre par « meilleur ».
La générosité, le pardon, l’indulgence, l’entraide, la bienveillance, l’amour universel ne me sont rien. Je dirais même: au contraire. Ces faux-semblants corrompent les rapports humains, et surtout dénaturent l’homme.
Quelles raisons aurait-il de s’élever, puisque tout lui sera pardonné? Puisqu’on considérera tous ses actes avec bienveillance ? Puisqu’on l’aimera inconditionnellement ?
Je ne cautionne pas cela.
Cette année sera donc la continuité de la précédente dans mes déterminations.
Aspirer à la vérité, à l’exactitude, à la clarté.
Affiner toujours un peu plus mon esprit critique, et rejeter au maximum tous les préjugés.
Réfléchir avec une rigueur que je veux de plus en plus mathématique.
Garder pour autant une curiosité saine pour tout ce qui existe.
Me défier de tout le convenu et de ce qui est communément admis.
Écrire, et chercher le mot juste, traquer la tournure exacte, viser la précision au maximum.
Lire! M’imprégner de mes lectures. Et affiner mes choix de livres.
Élire, surtout ! Distinguer et discriminer !
Et jouir! Jouir de toute ma -toute relative- liberté !