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Val ...
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27 mai 2013

A cause de tout ça à la fois...

Elle sort de l'hypermarché comme chaque samedi midi.
Le caddy plus que plein. Parfois quelques paquets de céréales en tombent, même. Ravitailler les gosses alors qu'elle bosse tout la semaine... enfin bon ! C'est la corvée du samedi, c'est comme ça.

Elle sort de l'hyper. En titubant. A cause du caddy trop lourd, ou trop peu manœuvrable, ou du bitume du parking pas très droit, ou à cause de tout ça à la fois.
Il pleut un peu, en plus. Elle s'énerve.

Elle lâche le caddy le temps de chercher ses clés de voiture, qui naturellement sont introuvables dans ce sac, qui est décidément trop grand. Ou trop mal rangé. Ou pas assez organisé. Ou tout cela à la fois. Qu'importe ! Pas de clés !

Et le caddy se fait la malle. Tout seul. Et bing ! Dans le rétroviseur de la bagnole !
Voilà, elle a gagné, et il flotte, en plus.

Les clés sont trouvées. Mais le caddy est parti, et un rétroviseur est en vrac. Super !
Samedi pourri !
Hypermarché en carton !
Caddy bon marché !
Voiture de merde !

Pour se désénerver, elle replace le rétroviseur pété d'un grand coup de coude accompagné d'un juron.
Paf ! Les morceaux de verre tombent au sol. Comme la pluie.

Elle n'en peux plus, là.
Elle essaye de manœuvrer le caddy, de plus en plus difficilement. Parce qu'elle est énervée, parce qu'il pleut, parce que c'est en pente, ou pour toutes ces raisons à la fois.

Et un mec se ramène. Et il l'engueule :
« C'est pas correct d’abîmer une voiture comme ça sur un parking et de partir sans laisser d'adresse ! Quelle incivilité ! ».

Alors là, c'en est trop. Pour un seul samedi. Pour une seule matinée. Pour ces seules dix dernières minutes, ou pour tout ça à la fois...

Alors c'est sorti. Tout seul. Malgré elle. C'est pourtant pas son habitude. Mais là, fallait que ça sorte !

«  C'est ma voiture, pauv' con ! ».

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Commentaires
T
J'en pense que j'aime beaucoup Le blason qui est un fin poème érotique. Et l'amour courtois ne s'accommode pas de l'agressivité.
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T
Après cela, l'injure perd de son agressivité, non ?
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T
Paroles de la chanson de Brassens : Le blason.<br /> <br /> <br /> <br /> Ayant avecques lui toujours fait bon ménage<br /> <br /> J'eusse aimé célébrer sans être inconvenant<br /> <br /> Tendre corps féminin ton plus bel apanage<br /> <br /> Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.<br /> <br /> <br /> <br /> Ceût été mon ultime chant mon chant du cygne<br /> <br /> Mon dernier billet doux mon message d'adieu<br /> <br /> Or malheureusement les mots qui le désignent<br /> <br /> Le disputent à l'exécrable à l'odieux.<br /> <br /> <br /> <br /> C'est la grande pitié de la langue française<br /> <br /> C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur<br /> <br /> De n'offrir que des mots entachés de bassesse<br /> <br /> A cette incomparable instrument de bonheur.<br /> <br /> <br /> <br /> Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques<br /> <br /> Tendre corps féminin' c'est fort malencontreux<br /> <br /> Que la fleur la plus douce la plus érotique<br /> <br /> Et la plus enivrante en ait de plus scabreux.<br /> <br /> <br /> <br /> Mais le pire de tous est un petit vocable<br /> <br /> De trois lettres pas plus familier coutumier<br /> <br /> Il est inexplicable il est irrévocable<br /> <br /> Honte à celui-là qui l'employa le premier<br /> <br /> <br /> <br /> Honte à celui-là qui par dépit par gageure<br /> <br /> Dota de même terme en son fiel venimeux<br /> <br /> Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure<br /> <br /> Celui-là c'est probable en était un fameux.<br /> <br /> <br /> <br /> Misogyne à coup sûr asexué sans doute<br /> <br /> Au charmes de Vénus absolument rétif<br /> <br /> Etait ce bougre qui toute honte bue toute<br /> <br /> Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.<br /> <br /> <br /> <br /> La malpeste soit de cette homonymie<br /> <br /> C'est injuste madame et c'est désobligeant<br /> <br /> Que ce morceau de roi de votre anatomie<br /> <br /> Porte le même nom qu'une foule de gens.<br /> <br /> <br /> <br /> Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie<br /> <br /> Un poète inspiré que Pégase soutient<br /> <br /> Donne en effaçant d'un coup des siècles d'avanie<br /> <br /> A cette vraie merveille un joli nom chrétien<br /> <br /> <br /> <br /> En attendant madame il semblerait dommage<br /> <br /> Et vos adorateurs en seraient tous peinés<br /> <br /> D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage<br /> <br /> Il est d'autre moyen et que je les connais<br /> <br /> Et que je les connais.
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S
quel récit réaliste! Ca sent le vécu...
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E
Euh, fiction ? On s'y croirait...
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