Val ...

20 janvier 2018

Je ne suis pas là

parce que je suis ailleurs.

C’est original comme formule, tiens.

Je suis au marathon d’ecriture. Je ne l’avais pas fait depuis plusieurs années. Et qu’est ce que ça fait du bien d’y être...

Tout m’avait manqué. Écrire m’avait manqué. Lire m’avait manqué.

Et je retrouve tous ces pseudo et noms connus. Je n’avais oublié personne. 

Bien que je ne sois pas chez moi au marathon mais une simple invitée, j’ai le sentiment d’etre rentrée au bercail. 

Comme quand on retourne dans sa région d’enfànce. Comme quand on revient à ses premières amours. 

Un peu chez soi.

Et je suis bien. 

 

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15 janvier 2018

Dommages collatéraux

Il est seize heures. Il pleut. Je suis assise dans la salle d’attente des familles. Pour le parloir. Centre pénitentiaire.
La salle est surchauffée.
Nous ne sommes que trois, à cette heure. A l’autre bout de la salle, une jeune femme qui semble avoir vingt ans à peine, est assise , les yeux fixés sur son téléphone portable. L’autre personne tente par tous les moyens d’attirer son attention. Il s’agit d’un bébé. Une petite fille, de huit ou neuf mois, attachée dans une poussette et prise au piège dans une grosse combinaison très chaude. La petite chouine d’abord, puis pleure, et enfin hurle. La maman lui chuchote « chuuut » , en secouant la poussette comme pour la bercer, mais sans lui jeter le moindre regard. Si elle l’avait fait, elle se serait aperçue que la gamine boue. Il crève de chaud là dedans et sa combinaison semble très épaisse. Ses joues sont écarlates.
Je tente de lui venir en aide: «  tu dois avoir chaud ma puce... ».
Enfin la jeune femme quitte des yeux son téléphone. Malheureusement pour le bébé, c’est pour me regarder moi.
«  c’est qu’elle est fatiguée. On est parties ce matin de région parisienne. On a pris le RER, après le train. Ensuite le bus, et voilà... on a mis 4h et tout à l’heure on fait pareil pour rentrer. Elle en a marre là... ».

Elle n’est pas la seule à en avoir marre a mon avis, la petite. La jeune femme est lasse. Irritable. Elle perd patience devant les plaintes du bébé.

Quatre heures de transports en commun, avec trois changements, pour une heure de parloir. Et la perspective de quatre heure encore pour le retour. Avec une poussette, des couches, des biberons, des pleurs.

Je ne te connais pas, garçon. Je ne te verrai jamais, mais j’espère que tu les mérites.
Je ne sais pas ce que tu as fait non plus... mais ce que je sais, c’est que ce sont elles deux qui sont punies.

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10 janvier 2018

Histoire de l'Odyssée de Homère (et de nombreux apartés)

LES COMMENTAIRES SONT OUVERTS.

JE NE COMPRENDS PAS POURQUOI ILS SONT FERMÉS PAR DÉFAUT À CHAQUE BILLET QUE JE POSTE. J’EN SUIS DÉSOLÉE. 

Élisa avait un livre à acheter pendant les vacances de Noël. L’Odyssée. Enfin une partie. Des extraits, quoi. Elle ne devait pas le lire pendant les vacances et c'etait tant mieux. Pour moi.

 

J'ai pris l'habitude de lire ou de relire tous les livres que les enfants de la maison ont à lire. Pour m'assurer que c'est fait, dans un premier temps, et puis éventuellement pour les aider ou répondre à leurs questions. Bref, pendant les vacances de Noël, j'ai déjà relu « Pierre et Jean » pour Gabriel, alors...

 

A la fin des vacances, ayant terminé Pierre et Jean, je lui ai demandé de me prêter son livre. Afin de m'avancer un peu.

 

Je n'ai jamais lu l’Odyssée. Pas même des extraits. Lorsque j’étais en sixième, on étudiait « Les lettres de mon moulin ». Je m'en souviens très bien puisque j’avais entrepris, le dimanche après-midi, d'apprendre le livre entier par cœur. Les dimanches après-midi d'enfant, chez mes grands-parents, c’était Jacques Martin... ou apprendre un bouquin par cœur. Le choix a été vite fait.

Je dois cela a Jacques Martin : une très bonne mémoire grâce à des heures d’entraînement.

 

Je me souviens donc que Elisa m'a passé son livre dans le week-end. J’étais assise dans le canapé au moment ou elle me l'a tendu. Je l'ai posé sur la table basse avec l'intention de l'ouvrir plus tard.

Je n'y suis pas revenue plus tard. J'ai oublié. Ce dimanche nous fêtions les 13 ans de Gabriel, alors l’Odyssée...

Mais voilà que voilà …

 

(Source : les 3 petits cochons de Henri Dès). J'ai demandé à Charles de confirmer.

 

Mais voilà que voilà, lundi matin, à l'heure de partir au collège, le livre avait disparu. On a cherché partout. Pas d’Odyssée. La table basse était vide. On a fouillé sur le bureau, dans les tiroirs du bureau, dans des endroits aussi absurdes que les tiroirs du buffet de cuisine. Pas d'Odyssée.

Me souvenant l'avoir posé sur la table basse pour l'y oublier, j'ai « accusé »Manu, qui n'aime pas voir les choses traîner. Il ne l'avait pas touché. J'ai demandé à Gaby... mais il a déjà bien du mal à ouvrir de siens, de livres, alors du rab …

J'ai accusé Élisa de l'avoir repris et peut-être glissé dans son sac à dos ou remonté dans sa chambre. Elle était sûre que non. J'ai posé la question rapidement aux deux petits mais ils ne savent pas lire.

Finalement, j'ai tranché : la responsable de la perte devait être Élisa, sans aucun doute. Elle l'a très mal pris et a clamé son innocence.

 

Je n'ai pas choisi d'accuser Élisa parce qu'elle est l'enfant du milieu ou parce qu'elle est ma seule fille. C'est juste qu'il lui ai déjà arrivé de perdre différents objets et de jurer qu'elle n'y avait pourtant pas touché.

 

Une fois tous les enfants partis à l’école, prise de remords parce que c'est à moi finalement qu'elle avait confié son livre, j'en ai commandé un autre exemplaire.

 

Merci Amazon premium. Heureusement il s'agit d'un lire de poche à 3€.

 

Un nouvel exemplaire de l'Odyssée est arrivé hier. Élisa ne sera pas punie ni pénalisée.

L'histoire aurait pu s’arrêter là. Sauf que ce matin, vers 7h30, Manu monte réveiller les enfants comme tous les matins et trouve l'exemplaire perdu bien en vue, sur la marche la plus haute de l'escalier.

Réunion au somment. Ou plutôt au petit déjeuner. Qui avait retrouvé le livre pour le déposer bien en vue avant que tout le monde ne se lève ? C'était personne ! Évidemment !

Enfin presque. Il manquait à la table mon grand guinéen, qui ne va pas au lycée en ce moment parce qu'il et en arrêt suite à une opération, et qui fait donc la grasse matinée.

Mon sixième sens infaillible en a déduit que c’était lui le responsable. Il aura voulu lire le livre, l'a pris en bas, l'a monté dans sa chambre, et lorsqu'il a compris que la perte de ce livre était devenue une affaire d'état, l'a déposé en douce en haut des escaliers.

 

Je suis très forte en déductions. J'aurais pu être inspectrice de police.

Sinon, pour info, cela fera bientôt un an que j'accueille ce grand garçon guinéen de 16 ans.

 

J'ai donc attendu qu'il se lève et je lui ai parlé du livre. Il m'a juré ne jamais avoir vu ce livre et je l'ai cru. J'ai décidé de laisser tomber cette enquête stupide. Enfin presque.

Ce midi, à table, en prenant soin de scruter les visages des uns et des autres pour repérer une moue de petit coupable, je parle, d'un ton neutre, de l’étrangeté de cette histoire. Un livre qui disparaît et réapparaît tout seul en haut des marches...

Cette fois ma méthode de détective a fonctionné. Si vous aviez vu la belle tête de petit coupable de mon petit brun !

 

Mon petit brun est à la maison depuis 4 ans et 5 mois. Il est arrivé à 17 mois et va avoir 6 ans. Une belle histoire...pas terminée.

 

Comme tout le monde a le droit à un procès équitable, je lui ai laissé la parole :

« Mais Tata ! Comme dimanche il y allait voir des invités, tu as dit qu'on devait monter tous le désordre qu'on avait mis en bas dans nos chambres. Tu te souviens ? C'est pas ma faute si il y avait un livre. J'ai tout mis mes jouets dans un bac a jouets, et quand j'ai joué cette nuit...

 

Le petit brun souffre d’insomnies depuis toujours. Très handicapantes pour lui.

 

Quand j'ai joué cette nuit j'ai vu le livre, alors je l'ai posé en haut des marches pour que Élisa le retrouve. »

 

Fin de l’enquête. Fin de l'histoire. Maintenant j'ai mon propre exemplaire, du coup.

 

Si il y a une vraie chute ?

Oui !

Je sais ce que vous pensez de mon histoire. Je sais ce que vous vous dites et vous avez raison.

J'aurais pu raconter cette anecdote en trois lignes. Et encore.

Et d'ailleurs, merite-t-elle d’être racontée ? Assurément non.

 

"Ce sont les lapins qui ont été étonnés !… Depuis si longtemps qu’ils voyaient la porte du moulin fermée, les murs et la plate-forme envahis par les herbes, ils avaient fini par croire que la race des meuniers était éteinte, et, trouvant la place bonne, ils en avaient fait quelque chose comme un quartier général, un centre d’opérations stratégiques : le moulin de Jemmapes des lapins… La nuit de mon arrivée, il y en avait bien, sans mentir, une vingtaine assis en rond sur la plate-forme, en train de se chauffer les pattes à un rayon de lune… Le temps d’entrouvrir une lucarne, frrt ! voilà le bivouac en déroute, et tous ces petits derrières blancs qui détalent, la queue en l’air, dans le fourré. J’espère bien qu’ils reviendront."

 

Elle est folle ! 

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05 janvier 2018

Fini le sacerdoce

Il y a 6 ans, j’obtenais le sésame. J’étais pleine d’espérances parce que je crois en moi, et surtout parce que je crois profondément en l’être humain.
J’ai signé pour le sacerdoce et j’en ai été ravie. Une vocation, un appel. Païen.

Ma première mission, je l’ai accueillie comme un don du ciel. Et c’est encore le cas aujourd’hui. On est capable de déplacer des montagnes par amour, et de tout surmonter quand on nous le rend en amour.
J’ai connu aussi quelques désillusions, de petits échecs, des difficultés surmontables, lors d’autres missions, mais dans l’ensemble j’avais le sentiment de faire mon job, et de le faire bien.
Bon gré, mal gré, j’avançais pour les faire avancer. Dévouée, corps et âme, à ma mission, parfois au détriment de ma propre famille, j’avançais. Convaincue de faire au mieux.

Et puis elle est arrivée. Un après-midi de septembre, il y a plus d’un an. Le sept septembre 2016 a 16h exactement. Un an, et quatre mois précisément.J’ai compté les mois, j’ai compté les semaines et puis les jours. Parfois j’ai compté les heures et même les minutes qui me séparaient de son arrivée ou de son départ.

Et ma foi a été mise à mal. Vraiment mise à mal. Et j’ai compris les crises intérieures que pouvait provoquer le doute quand il s’installe dans le cœur d’un religieux.
C’était comme une torture intérieure. Un poison qui gangrène lentement le sacerdoce. Au plus profond de moi.
J’ai hurlé pour qu’il se taise. Je l’ai combattu de toutes mes forces.

Jusqu’au jour où il m’a terrassée. Je me suis avouée vaincue. J’ai rendu les armes. Et je me suis agenouillée.
Ces 16 mois m’ont donné une belle leçon d’humilité.
Mes épaules ne porteront pas à elles seules la misère du monde. Je le sais à présent.

Mais diable comme la séparation m’a libérée.
Elle est partie il y a deux jours...

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03 janvier 2018

Ça sent « lui »

Nous sommes rentrés d’une longue promenade. Charles et moi. Sous le vent. Dans le vent.
On sentait l’air frais probablement. L’air frais.... j’ai mis longtemps à mettre un nom sur cette odeur particulière. Et puis un jour - j’étais au collège - j’ai entendu une professeure dire à un autre qui venait de l’extérieur : « tu sens l’air frais! ». J’ai eu comme une révélation. Je me suis appropriée la formule.
Toujours est-il que cet après-midi, en rentrant à la maison, Charles et moi devions sentir l’air frais.
Nous avons franchi la porte, lui en tête. En le précédant, je l’ai entendu demander à ses frère et sœur : « il est là ? Non? Il est venu alors? ». Même pas!
J’ai voulu demander pourquoi cette question. Il m’a devancée : « Ça sent lui! Maman! Ça sent comme chez lui! ».
Ça sent lui. Comme une logique imparable. Si ça sent lui, alors il est présent. Dans la tête d’un enfant du moins.
Je me suis concentrée. J’ai reniflé mon intérieur, ai fermé les yeux quelques secondes pour me concentrer sur l’odeur.
Et il avait raison. Aujourd’hui, vers 16h30, dans notre propre maison ça ne sentait pas « nous ». Ça sentait « chez lui ».
J’ai cherché. Quel mélange d’odeurs de chez nous pouvait ressembler à son odeur?
J’ai trouvé la combinaison approximative:
Le sol lavé de frais à l’aide d’un produit à lavande, une bougie parfumée à la cannelle, et deux bouquets de fleurs naturelles , posés sur la grande table -qui m’ont été offerts pour la nouvelle année-.
Avec ses trois composants , j’estime avoir 90% de la formule de son odeur.
Ma satisfaction n’est pas tant d’avoir trouvé une bonne partie de la formule.
Formule que j’ai cherchée naguère durant des années sans jamais la trouver.
Elle tient du fait que mon petit garçon de cinq ans a hérité de ma perception des odeurs, d’un odorat développé qui permet d’associer et de reconnaître une odeur familière plus intensément, de la percevoir et de la vivre comme une émotion. De l’associer à un lieu, à une personne, à un souvenir avec précision.

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17 mai 2017

Guide

La boussole est là, à disposition. Elle indique toujours le Nord, à qui en a besoin. À tous ceux qui en ont besoin.
Mais quand ses aiguilles tournent et tournent et tournent?
Quand elle ne sait plus?
Quand elle est perdue?
Qui lui montre le chemin ? Qui lui indique le Nord, à elle?

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16 mai 2017

Dans son cabinet

La professionnelle que je suis - ou que je ne suis pas toujours - accompagne le petit brun dans la cabinet de la psychologue pour enfants.

Moi je n'ai pas 5 ans. Mais moi aussi j'ai des problèmes, et parfois, j'en aurais bien besoin aussi, d'une consultation pansement.

Nous sommes arrivés légèrement en retard. Peut-être mes soucis me mangent-ils du temps?

Le cabinet-bureau est coloré. Les tapis sont fleuris et fluos. Des bacs en plastique abritent des trésors : animaux, train, petites voitures et autres cubes.
Dans un coin, près de la porte vitrée, une cuisine en bois est à disposition.
Ça sent l'école maternelle. Et ce matin, ça sentait aussi le soleil.

Le petit brun s'amuse. On joue avec lui. Il sert le café, puis saute de la dînette à l'hélicoptère du SAMU.
On rit Avec lui.
Le petit brun va bien. Peut-être mieux que moi. Certainement mieux que moi.

Sa psychologue est bienveillante. Souriante. Elle joue à soigner les animaux en plastique et boit du faux café. Probablement une grande partie de la journée.
Et moi je l'observe. Je l'observe jouer , et sourire, et parler. Je passe l'heure à l'observer.

Sa personne est colorée. Son visage est fleuri et fluo. Elle abrite en elle des trésors. Elle sent l'école maternelle. Et ce matin, elle sentait aussi le soleil.

Je l'ai observée encore et encore. Puis le moment de partir est venu.
J'ai repris mon petit brun et mon sac. Je pense qu'en revanche j'ai laissé quelques charges lourdes là bas.
Allégée simplement à l'observer.

La consultation a été productive. Pour mon petit brun je ne sais pas. De toutes façons il va bien. Il y va pour jouer. C'est moi qui ai bénéficié de l'apport thérapeutique. Dans le cabinet d'une psychologue pour jeunes enfants.
Que j'ai simplement observée...


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26 avril 2015

À donner

Vide-grenier pluvieux. Début d'après-midi.  

Facile d'imaginer les bâches,  les parapluies,  les parasoles parfois. Les capuches.  Les livres trempés. Le bruit des gouttes d'eau qui tombent sur les plastiques transparents, sensés protéger des choses à vendre que l'on ne voit même plus. D'ailleurs il n'y a personne.  Quasiment personne. 

Les vendeurs remballent. Les rares promeneurs pressent le pas.

Pas nous.  Nous avons des parapluies. Et puis c'est agréable,  un vide-grenier sous la pluie.  Si, si!

Des gens sont regroupés autour d'une table,  protégée d'un grand parasol.  Sur cette table,  devant des cartons ee bric à brac, une pancarte : "TOUT EST À DONNER ". 

Je jette un oeil comme tout le monde.  Je ne prends ni plat, ni cendrier,  ni bibelot. Je m'apprête à partir quand je le vois, seul, pas choisi, abandonné dans un carton entre une biographie de De Gaulle et un dictionnaire français - anglais.  Je n'ai pas voulu le laisser là. Il risquait de terminer à la poubelle.  

Je l'ai adopté. 

Les allumettes suédoise.  

 

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05 avril 2015

Semaine difficile

Le petit brun a été malade. 

Puis Charles a été malade.  Il l'est encore,  d'ailleurs. 

Je suis allée en formation. 

Je n'ai quasiment pas dormi de la semaine.  

Je me sens patraque. 

Gaby est malade.  Depuis quelques heures. 

Et demain midi... nous serons quinze à la maison.  

Joyeuses pâques. 

(VDM!). 

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26 mars 2015

Ô féminin point conne

Je fais les courses pour sept. Je prépare les repas pour sept. Je lave le linge pour sept. Je fais le repassage pour sept. 

Malheureusement,  je ne peux pas lire ni écrire pour sept. J'ai déjà du mal à planifier ces deux activités, et à pouvoir les pratiquer comme une personne normalement constituée  ( enfin, j'aime lire et écrire peut-être un peu plus que la moyenne,  quand même). 

J'arrive à aller à la piscine le dimanche.  À aller voir mes chevaux une fois par semaine.  À consacrer mes mercredis au théatre. À regarder un ou deux films par mois. 

J'arrive un peu moins à me poser pour préparer mon diplôme.  Il le faut pourtant.  

Alors, lire et écrire... ça se complique.  Et pourtant,  qu'est ce que ça peut me manquer! 

Et les magazines féminins voudraient persuader les mères de famille comme moi qu'elles doivent également être performantes au lit, parfaitement epilees, ne sortir que coiffées et maquillées.  Tout en cuisinant bio et sain. 

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