Je vis
Que je vous rassure: je suis bien vivante. Et même: je vis. J'ai eu moins de temps pour mon blog. Mais tout le monde le sait: je ne le lâche jamais vraiment tout à fait.
Je vivais, c'est tout. Sans avoir de temps -trop- pour écrire. Je vis toujours d'ailleurs (au sens: je profite de chaque instant et de chaque aspect de ce qui fait ma vie). Mais, l'écriture et le blog en font aussi partie, alors je reviens glisser un mot.
Je vis. C'est si important, de vivre...
Ma fille aura bientôt 5 ans... dans quelques mois. Mon grand entre à l'élémentaire en septembre. Le temps passe vite. Je veux "profiter" de ma petite famille, du mieux que je le peux.
Oh, bien sûr, je ne cesse jamais d'écrire. C'est un aspect important de ce qui fait mon existence. J'écris. Pour moi, pour le moment. Je lis, aussi.
J'ai relu "Le petit Prince". Pour pouvoir bientôt le partager avec mon fils. J'ai lu "Ennemis publics". J'ai lu surtout "Quand souffle le vent du Nord" et ce roman m'a parlé, m'a beaucoup parlé. J'ai commencé un Zola, aussi. Je lis sous le soleil ou dans la voiture. A l'ancienne.
J'ai des projets précis qui mûrissent. Cela aussi, ça demande du temps, de laisser patiemment mûrir des projets.
Mais, je vais bien. Je vais même très bien. J'ai simplement pris du temps pour "vivre". Je suis de retour. Cela ne veut pas dire que j'ai décidé maintenant de "vivre" moins. C'est simplement que le blog me rappelle, un peu.
Et vous?
Ici ou là
Depuis quelques temps, je ne suis pas ici. Et, pourtant, je vais très bien.
Si je ne suis pas ici, c’est que je suis ailleurs.
Demain, c’est samedi. Et le samedi, c’est défi. Je participerai pour la troisième semaine consécutive. Cela fait bien longtemps que ça ne m’était pas arrivé.
Et puis, cette semaine, c’est une semaine de grâce : c’est le marathon. Le marathon d’écriture organisé par AlainX. J’ai participé hier et j’en ai été ravie.
Ecrire un défi par semaine, marathoner un jour dans la semaine ? Cela est la raison d’une telle absence ? C’est si long ?
Bah… oui. Je vous explique. Si j’aime écrire, follement écrire, ce que j’aime aussi, lorsque je participe à ces jeux d’écriture collectifs, c’est lire les autres participations. Toutes les autres. Et commenter, si j’ai des choses à dire. Mais, surtout, tout lire.
Songez ! Sur les défis, une vingtaine de participations par samedi. Je lis absolument tout.
Et sur le marathon, nous sommes 27 je crois. Et, si je ne me trompe, chaque participant a –pour le moment- écrit entre trois et seize textes. J’ai de la lecture.
Oh, ne me plaignez surtout pas, c’est que du bonheur, que du partage. C’est quelque chose que j’aime faire. Infiniment. Je m’amuse.
Seulement, mon blog en pâtit un peu, ces temps-ci. Je reviendrai…
Je suis heureuse de faire tout ça, de me faire à nouveau une petite place dans ces communautés qui sont comme des cocons, remplis de gens bienveillants.
J’ai le sentiment d’avoir dû (par choix) hiberner pour écrire, relire, relier, peaufiner mon livre. En solitaire.
Et que maintenant, c’est le printemps, mon livre est loin. Je papillonne et prends plaisir à écrire « en groupe », avec d’autres.
Quitter un livre
Tu ouvres un livre. Tu l’aimes. Tu t’en nourris quotidiennement.
Le livre est long. Tu es tantôt ogre, tantôt gourmande, et quelques fois, tu le dégustes en toutes petites quantités … pour prolonger le plaisir.
Tu entres dans le livre que tu lis. Tu ES le livre. Les personnage, tu les connais, tu t’imprègnes d’eux, tu t’identifies à eux... Tu les aimes, les détestes. En tous cas, ils deviennent partie intégrante de ton univers. Pour un temps.
L’auteur, tu as tant bu ses mots que son style t’est à présent familier, qu’il est devenu un peu ton refuge, ta maison intérieure.
Et puis arrive la dernière page. A la fois attendue et redoutée.
Tu as terminé ton gros livre. Tu es contente. Tu le fermes. Il est achevé.
Et alors là… tu ressens comme un vide. Ça y est, c’est terminé, il faudra passer à autre chose, à présent. Et pour le moment, remplie de ton livre, tu te dis que ce que tu ouvriras ensuite sera forcément moins bien. Tu n’es plus objective. Tu es envoûtée. Presque amoureuse de ton livre.
Un peu embrumée, tu vas ranger le livre.
Plaisir de l’avoir terminé, et désarroi de l’avoir un peu perdu se côtoient.
Que c’est dur de quitter un livre que l’on aime….
JE tricote
Mes gestes sont hésitants. Sans aiguilles, je tricote.
JE tricote ma vie. Je me tricote une vie. Je tricote des textes, aussi.
Je tricote sans réellement m'en rendre compte.
Je suis parfois ailleurs. Je ne sais où. Là, mais ailleurs.
Je ne flotte pas. J'avance -en marchant sur mes lacets parfois- sur les mutiples tricots de ma vie.
Je ne tricote pas tout à fait : j'erre, aussi. En mille lieux. A mille lieues.
Quelque part entre ici, et un ailleurs lointain.
Je rate des mailles. Je défais et recommence. Je rafistole. Mes tricots sont laborieux quelquefois. Qu'importe: ce sont les miens.
Les aiguilles me piquent les doigts. Elles sont tordues. J'avance dans un chemin creux, sinueux. Boueux. J'ai oublié mes bottes.
Mais... je m'y cramponne, aux mauvaises aiguilles. Fermement. Elles ne seront certes jamais le prolongement de mes mains, mais du moins deviennent-elles des outils que j'apprends à maitriser.
Je nous tricote une vie. Nous nous tricotons une vie.
Tricot à deux, quatre, six, huit mains...
Ce n'est pas tout à fait moi, d'ailleurs, qui tricote. Moi, je ne tricote que des textes.
Moi, je serais la laine qui se laisse guider et enrouler autour des aiguilles, au gré des mains de la tricoteuse.
J'entends le cliquetis régulier des aiguilles. Il donne un rythme à ma vie.
Moi, je tricote des textes. Je fais corps avec mon tricot de lettres, de mots, de phrases. Je suis mon texte tout entier.
Je suis une tricoteuse assise dans le noir d'une pièce sur laquelle la nuit est tombée, qui tricote juste éclairée par la Lune.
Je tricote. Ici et ailleurs.
Elle tricote
Le geste est sûr et rapide. Aiguilles en mains. Elle tricote.
Elle tricote comme elle feuilletterait négligemment un vieux magasine dans une salle d’attente, comme elle fumerait une cigarette, comme elle porterait à ses lèvres une tasse de chocolat chaud. C’est à dire machinalement. Mécaniquement.
Elle tricote sans sembler ne porter vraiment attention à ce qu’elle fait.
Elle est ailleurs. On ne sait où. Là, mais ailleurs.
Elle semble –ses yeux la trahissent- flotter dans une autre dimension. Inaccessible.
Elle ne tricote pas tout à fait : elle voyage. En un lieu pluriel et fantôme à la fois.
Quelque part entre ici, et un ailleurs très lointain.
C’est le tricot qui parvient à joindre ces deux mondes et la garder assise là, quasi immobile. Autrement, elle s'envolerait.
Les aiguilles, probablement. Sur lesquelles elle chemine avec assurance. Elle est équilibriste. Elle progresse, en acrobate, sur ses aiguilles, pour ne basculer ni tout à fait dans la réalité, ni dans cet ailleurs qui l’attire.
Elle reste parce qu’elle se cramponne si fermement aux aiguilles qu’elles deviennent le prolongement naturel de ses mains.
Elle ne respire pas. Ou alors ce n’est plus tout à fait elle qui respire. Le cliquetis régulier des aiguilles fait échos au crépitement du feu de la cheminée. L’un et l’autre sont les battements de son cœur et le souffle de ses expirations.
Elle fait corps avec son tricot, le feu, et puis finalement toute la pièce. Elle est son univers tout entier. Et pourtant, elle en semble absente.
C’est une reine à l’opéra, qui secoue son éventail et regarde ailleurs poliment parce que le spectacle ne la divertit plus.
Elle tricote. En somnambule. Ici et ailleurs.
La tempête serait derrière moi ?
J’attends un retour au calme après une tempête de quinze jours. Je l’espère pour maintenant.
Gabriel a été malade une bonne semaine, et puis, la semaine qui a suivi, j’ai accusé un gros coup de fatigue. Nerveuse, surtout. Lassitude… du travail, du quotidien, du manque de sommeil, de la retombée de l’angoisse que me procure la maladie de mon fils.
Je dis que je ne rêve pas, mais c’est faux : parfois, si, je rêve. Et, en ce moment, je rêve de… renverser les priorités. De les alterner. De les permuter, surtout.
J’aimerais qu’écrire devienne–pour un temps- ma priorité. Moi, « j’écris donc je suis ».
Et puis ensuite lire, et regarder des films. J’aimerais que ces priorités « plaisir » remplacent les « vraies » priorités (le travail, les horaires, le quotidien qui assomme). Pour un temps.
J’aimerais que la priorité de chaque soir soit de regarder la Lune et les étoiles au télescope avec Gaby. J’aimerais que chaque week-end la priorité absolue soit … une ballade en forêt… apprendre à ma fille à faire du vélo sans les petites roues.
Bouleversement des impératifs.
Je rêve. Je sais que l’on ne peut vivre ainsi. Ou alors, on choisit la vie de bohème, sans contraintes… et on devient un artiste incompris.
Moi, je ne peux pas. J’ai fait des enfants. Je ne sais pas (qui le sait ?) quels seront leurs choix d’adultes. Alors, je les prépare aussi à ce monde un peu hostile, qui va vite, qui respecte des horaires, des obligations.
Se fondre dans le moule. Se conformer. Je ne doute jamais de mon choix. Seulement, parfois, je rêve que j’en ferais un autre…
Retards
Après avoir, pendant toute une semaine, accordé tout mon temps libre (=hors du travail) à mon fils, maintenant qu’il va mieux et que c’est le week-end, je m’arrange pour rattraper (un peu) tous les retards accumulés.
Oh, pas les retards de sommeil… le sommeil perdu ne se rattrape pas. Le reste, oui. Du moins peut-on essayer…
J’ai passé beaucoup de temps à rattraper les retards de « travail » accumulés à la maison. Le ménage, les courses, le linge.
Je devrais aussi rattraper un peu l’attention que je dois à ma fille, mais pour le moment c’est impossible : elle a passé le week-end chez ses grands-parents. Elle vient de rentrer, épuisée, nous a embrassés puis est allée se coucher. La sieste sera longue…
Maintenant, dimanche après-midi, je rattrape des retards moins terre à terre, moins routiniers.
Retards de correspondances, de contacts humains.
Retards de lectures –sur les blogs ou les livres-. Deux livres m’attendent sur mon bureau, je ne les ai pas encore ouverts. L’un d’eux est le prix Goncourt de mon année de naissance. Quel est donc ce roman, à votre avis ?
J’ai pris des retards d’écriture, aussi. Personnelle, et publique aussi. Je m’y atèle un peu, doucement. J’ai tout mon temps.
J’ai pris du retard dans mes "recopiages" de notes, enfin.
Anais Nin, elle, tenait son journal de façon manuscrite. Et elle le recopiait tout entier à la machine à écrire. Le simple "copier/coller" n’existait pas. C’était un travail fastidieux.
Gabriel va mieux, l’essentiel est là. Mon petit monde se remet doucement à tourner (rond !).
Parler d’ma vie
« J’voulais t’parler d’ma vie
C’est rare quand ça m’arrive
Un moment suffira
Y’a pas grand chose à dire… »
Dans une autre vie, j’ai plus qu’aimé cette chanson.
Ce matin, je suis venue vous parler (un peu) de ma vie. Mais quelle vie ? On est tous « multi-vies », non ?
Je vais vous parler de ma vie de maman d’abord… entrecoupée de ma vie professionnelle.
Gabriel est malade, ce matin. Sa toux rauque alourdit l’atmosphère, pèse sur l’air que l‘on respire. Il a une laryngite. Ce n’est pas bien méchant. Mais il est asthmatique. Donc… on se méfie.
A 8h ce matin j’ai pris la décision de ne pas le mettre à l’école. Pour le moment il est avec moi, et l’assistante maternelle (bénie soit-elle !) prendra le relais vers 11h.
Ce que je voulais vous dire ce matin est un lieu commun. Mais… il l’est parce qu’il est tant ressenti, prouvé, éprouvé…
Travailler et être mère… en voilà une déchirante « double vie » …quand l’enfant est malade. C’est un tiraillement.
J’irai travailler, aujourd’hui. La question se pose toujours… j’ai choisi d’aller travailler.
La nourrice s’occupera bien de lui. Mais je sais que j’y penserai. Une partie de nous part au travail, l’autre reste près de l’enfant. Je ne serai à mon travail qu’à moitié.
Celle qui lisait aussi… des blogs
Je lis des blogs. Pas de la même manière qu’avant. Avant, il y a maintenant… 3 ans (?), j’ouvrais une grosse quantité de blogs, chaque jour. Je lisais 15 billets, en commentais 10. Je n’ai plus le temps de faire cela. Je travaille, mes enfants grandissent et ma présence auprès d’eux est une priorité (celle-ci parmi d’autres, d’ailleurs).
Aujourd’hui, je continue de lire des blogs, avec un autre fonctionnement, plus désordonné certes, mais dans lequel je me sens à l’aise et très libre.
J’ouvre les blogs « au feeling », sans ne suivre aucune liste. Je vais où j’ai envie, selon les jours, l’heure, le moment. Je lis ce que j’ai envie de lire, ce qui m’attire, et je commente sur deux critères : premièrement seulement si j’ai quelque chose d’intéressant à dire au sujet de ce que je viens de lire, et deuxièmement : si j’ai du temps pour cela.
Il est donc possible que je vous visite et vous lise plusieurs fois par semaine sans ne jamais laisser de traces. C’est que parfois la lecture me suffit, sans doute.
Ces derniers jours, trois blogs – trois textes, trois contextes- ont retenu mon attention un peu plus…
Je vous en parle. Sans mettre de lien (car je n’ai demandé l’autorisation à personne), ni sans citer les auteurs (pour les mêmes raisons).
Je voudrais tout d’abord vous entretenir de nuages. Non, je ne vais pas faire de météo.
Et si les Hommes, l’Homme, pouvait être comparé(s) aux nuage, à un nuage ? Vous me diriez quoi ?
Moi, j’ai lu et retenu que certains hommes, comme les nuages, prennent tant de place qu’ils nous cachaient le soleil.
J’ai lu encore que certains Hommes (ou femmes) étaient comme les nuages : on croit qu’il rempliront notre ciel pour longtemps, pourtant ils disparaissent au moindre coup de vent.
Que je vous rassure !
Certains Hommes sont aussi comme des nuages : une seul de leur passage purifie notre atmosphère.
J’ai trouvé tout cela joli, simple, mais très parlant. C’était mon premier coup de cœur de la semaine.
J’ai lu aussi, cette semaine, un sujet sur ces liens qui nous rendent libres. C’est joli, ça, non ? Des liens (première définition trouvée : lien, nm, Objet flexible de forme allongée servant à entourer une chose pour maintenir ensemble ses différentes parties, ou à attacher entre elles deux ou plusieurs choses), cela attache (entoure, aussi, c’est vrai), et pourtant certains nous rendraient libres…(adj, qui n'est pas soumis à une ou plusieurs contraintes externes).
Ces liens, pour moi ce serait : être entourée, attachée, mais sans contraintes.
Cela semble contradictoire et illusoire, et impossible. Mais, à bien y réfléchir, moi je pense que ce serait un but, un combat de chaque jour que de rendre libres et sans contraintes ceux qui sont liés à nous. C’est un dur labeur. Je trouve ça difficile. Pour moi… presque un combat.
Mais, ça en vaut certainement la peine, non ? Puisque ce sujet m’a touchée…
Et enfin, un petit morceau de phrase a retenu toute mon attention, et a résonné longtemps en moi, est resté là, quelque part, dans ma conscience, revenant par moments. Je vous le donne :
« la tiédeur de l’attente de la fin ».
Cette phrase m’a surprise. Étonnée. Renversée, même, peut-être.
Alors que toute « fin » m’évoque une limite extrême, qu’on ne peut dépasser, qui signe un arrêt, quelque chose de terminé… la tiédeur m’a toujours évoqué une certaine douceur. De la mollesse, peut-être, une certaine paresse, mais englobées de douceur. Cela sonne à mes oreilles comme « agréable », « modéré »… donc rassurant.
Et, pour moi, rares sont les fins qui le sont, rassurantes.
Alors, cette phrase a secoué mes certitudes. Elle a mis en doute quelque chose, en moi.
Je l’ai aimée. Je l’ai retenue.
Voilà. J’ai été longue. Je tenais à parler de blogs ce matin, de lecture de blogs, mais aussi de moi... par la même occasion.
J'attends vos sentiments sur les sujets abordés. Bien entendu.
Et pourtant…
eEt pourtant, il ne m’est jamais rien arrivé. N’empêche, on y pense toujours. A quoi ? Attendez, je le dis !
Bon, avant, je voulais vous assurer que non, vous n’avez rien raté du tout. Le petit message affiché en fin de semaine dernière, puis changé, n’avait qu’un destinateur et n’aurait intéressé personne d’autre. C’est dit.
Il ne m’est jamais rien arrivé. Je veux dire… ici. Je reformule : personne de mal intentionné n’est jamais venu ici, n’a jamais trouvé et lu mon blog à des fins… peu aimables. Bon, de toutes façons, je ne me connais pas d’ennemis, mais quand même. Cela aurait pu arriver que quelqu’un vienne me lire, et que ça ne me plaise pas. Jamais ! Enfin… pas que je sache.
Il n’empêche ! Il n’empêche que je me dis que cela fait deux ans maintenant que je m’auto censure (en quelque sorte) ici, et que c’est peut-être tant mieux. Pour plusieurs raisons.
Avant, je racontais tout, et j’ai lâché du lest. Non seulement, parce que l’on ne peut certainement pas être « hard core » tout le temps … quoi ? Bon, ok, je parle français, je recommence :
Non seulement parce que je trouve (pour mon cas particulier) qu’étaler sa vie (entière ou quasi) sur le net, et la donner à lire à tout le monde, ça ne peut durer qu’un temps (je rappelle bien que je parle : pour mon cas perso !). On essaie, on joue, on en a besoin, alors on le fait… et puis vient un moment ou l’on réalise :
Premièrement que tout le monde pourrait lire.
Deuxièmement : que l’on n’est pas du tout anonyme (photo de mes enfants, nom de jeune fille, etc…).
Troisièmement : que l’on a parfois dit des choses intimes, personnelles, et que cela pourrait bien, un jour, nous jouer des tours.
Cela ne m’en a jamais joué. Tant mieux ! Mais, maintenant, même si j’ai tenu à garder le même blog depuis… décembre 2006 (Whoua ! Tout ça !), j’ai pris quelques tournants depuis. Sans regrets.
Vous avez remarqué, par exemple, que je ne parle jamais de mon travail ? Jamais ! Qui pourrait dire où je travaille en n’ayant à lire que ce que je donne ici ? Personne ! Je sais que ça, par exemple, c’est le terrain miné par excellence.
Il y en a d’autres… je ne vais pas tous les citer.
Où je veux en venir, exactement ? C’est simple. Je me dis que, peut-être, c’est pour cela qu’il m’est si difficile de « revenir ». J’ai tant envie… mais en ayant mis de l’eau dans son vin et écarté les sujet persos, intimes, gênants, tout ce qui pourrait me faire du tort… reste pas grand chose.
D’autant plus que… c’est peut-être tout cela, qu’il plaisait, le blog. Non ? Pour caricaturer (c’était involontaire, croyez-le bien), c’était mon « fond de commerce ». Alors, revenir avec d’autres choses à dire, c’est peut-être comme une « épreuve », comme un défi difficile…
Je prends le risque, et je resterai jusqu’au dernier (lecteur).
Ah ! Si ! Je sais !
Je pourrais peut-être vous entretenir de livres, comme avant ? A l’ancienne !
Qu’ai-je lu récemment ?
J’ai lu le bloc-notes d’un psy de campagne, de mon blogami Psyblog. C’est fin, très fin, ça se mange sans faim. Vous le trouverez sur Lulu . Et vous aimerez.
J’ai lu plusieurs courts romans de Zweig. Cet auteur me fascine. J’ai un but : lire tout de lui.
J’ai lu Octave Mirbeau. Trois gros roman. Je ne sais pas si cet auteur peu connu vous plaira… moi, c’est différent, il est de Rémalard, alors je le lis « autrement ».
J’ai découvert Christiane Rochefort et c’était une très belle découverte.
Et là, je lis (plus ou moins, le livre est commencé depuis des mois mais pour ce genre de livre on peut se permettre de tant étaler sa lecture…) le journal de Mireille Havet.
Voilà.
Et vous, que lisez-vous ?
Comment allez-vous ?
