J'aime bien ce titre improvisé, tiens. Il m'est venu comme ça, en voulant condenser deux sujets différents. Et finalement je le trouve poétique.

Quatre jours et demi. Sans sentir d'angoisse.
L'autre fois, ça a duré deux jours et demi, et déjà j'en étais contente.
Quatre jours et demi.
La chute sera difficile, car on s'habitue. On oublie. Vite. Mais bon!
Et pourtant, j'ai fait des choses. J'ai dû sortir. J'ai été très occupée. J'ai été seule, aussi. Sans souhaiter contrer cette solitude (j'ai eu des opportunités que j'ai déclinées).
C'est la première chose. Importante.
C'est fragile et aussi, je ne ferai pas comme l'autre fois, je ne réduirai pas les médicaments encore. Pour prendre confiance il me faudrait plus de jours de calme que cela. On verra si ça se produit.

Et puis, cette nuit j'ai fait un drôle de rêve. J'ai rêvé de murs. De murs humains. Vivant. De murs qui avaient la forme et l'apparence de gens que je connais, que j'aime, que j'ai aimés.
J'appelais au téléphone la personne qui me console et me soutiens le plus. Un mur.
J'étais dans une fête foraine avec des gens de mon enfance: des murs.
J'étais redevenue petite fille et des gens censés m'aider, me sortir de là, me sauver étaient des murs.
Personne pour m'écouter. Tout le monde me rejetait. Mon père me rejetait.
J'étais incomprise et terminais le rêve blottie sous un siège dans un cinéma. Prostrée. A l'abri. Seule et immobile.
Rêve déroutant.

Je rêve de murs vivant tandis qu'au contraire, dans ma vie, certains murs s'ouvrent, s'écartent, s'effondrent.
Étrange paradoxe.